En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Peut-on utiliser la phytothérapie en cas de grossesse ?

Mis à jour : Mercredi 18 Septembre 2013

Pendant la grossesse, l’utilisation de plantes à des fins thérapeutiques n’est pas anodine et peut se révéler dangereuse dans certains cas, pour la mère comme pour l’enfant à naître. Pour cette raison, lorsque l’on est enceinte, il est impératif de consulter un médecin avant de recourir à des remèdes à base de plantes.

Phytothérapie et grossesse : jamais sans avis médical

automédication femme enceinte

Si la grossesse est un état naturel temporaire et non une maladie, il s’agit tout de même d’une période particulière présentant certains désagréments : nausées, constipation, maux de tête, jambes lourdes, etc. Toutefois, l’automédication est absolument à proscrire, que ce soit par des médicaments habituellement utilisés ou par des produits de phytothérapie. Pour éviter les accidents, il est indispensable de consulter un médecin avant de prendre un remède à base de plantes, quel qu’il soit.

En effet, les remèdes à base de plantes, bien que naturels, ne sont pas sans danger pour le fœtus. De plus, certaines plantes ont des propriétés stimulantes sur les muscles de l’utérus qui peuvent déclencher une fausse couche. Quelques rares plantes sont néanmoins couramment proposées par les médecins aux femmes enceintes, sans que cela pose de problème. Elles doivent être utilisées telles quelles (et non dans un produit manufacturé ou dans un mélange).

Les mêmes précautions s’imposent pendant l’allaitement. En effet, il ne faut pas oublier que toutes les substances absorbées par la mère sont susceptibles de passer dans le lait maternel et d’avoir un effet sur le nouveau-né.

Des plantes médicinales couramment proposées pendant la grossesse

Certaines plantes sont réputées sans danger pendant la grossesse. Néanmoins, l’avis du médecin est toujours nécessaire pour savoir si leur usage est adapté à l’état de la future mère.

Si les débuts de la grossesse s’accompagnent de nausées et de vomissements, la consommation de tisane de gingembre est possible, à condition de ne pas dépasser la dose de 10 g de gingembre sec (30 g de gingembre frais) par jour.

En cas de constipation, les graines de lin ou de psyllium peuvent procurer un soulagement.

Les feuilles de framboisier (Rubus idaeus) séchées prises sous forme d’infusion ont la réputation de rendre la grossesse moins pénible, et de favoriser un accouchement moins douloureux et plus rapide en agissant sur les fibres musculaires de l’utérus. Cet effet a été observé sur des fragments d’utérus de rats et de souris, mais les études cliniques chez les femmes enceintes n’ont mis en évidence aucun effet des feuilles de framboisier, ni sur le confort de la grossesse ni sur le déroulement de l’accouchement.

Des plantes médicinales interdites pendant la grossesse

De très nombreuses plantes sont potentiellement toxiques pendant la grossesse :

  • les plantes amères, comme celles des espèces Artemisia (absinthe, armoise, aurone, génépi, etc.) et Tanacetum (grande camomille, tanaisie, etc.), ainsi que l’épine-vinette (Berberis vulgaris), la chélidoine (Chelidonium majus), l’hydraste du Canada (ou sceau d’or, Hydrastis canadensis), la rue (Ruta graveolens), la gentiane jaune (Gentiana lutea), etc. ;
  • les plantes laxatives irritantes, qui peuvent déclencher des contractions de l’utérus : aloès, cascara, séné, bourdaine, rhubarbe de Chine, etc. ;
  • de très nombreuses autres plantes, parmi lesquelles le cohosh bleu (Caulophyllum thalictroides), le genévrier (Juniperus communis), la menthe pouliot (Mentha pulegium), l’achillée millefeuille (Achillea millefolium), la sauge officinale (Salvia officinalis), la sanguinaire du Canada (Sanguinaria canadensis), etc.
Huiles essentielles et grossesse
Pendant la grossesse, les huiles essentielles ne doivent jamais être utilisées par voie interne (par la bouche). Les autres usages (inhalations, diffusion dans l'air ambiant, bains) doivent être limités. En particulier, les femmes enceintes ne doivent jamais, sous quelle que forme que ce soit, utiliser les huiles essentielles de genévrier, de menthe pouliot, de muscade ou de thuya.

Sources et références

  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010

Actualités

Modélisation 3D de la molécule d'insuline (illustration).

Stylo injecteur d'insuline NOVOPEN ECHO : risque d'altération du porte-cartouche et consignes aux utilisateurs

Selon la HAS, les données disponibles ne permettant pas de confirmer l'intérêt des dispositifs médicaux à base d'acide hyaluronique en solution injectable dans la stratégie thérapeutique de l'arthrose du genou (illustration).

Arthrose du genou : le déremboursement d'ARTHRUM (acide hyaluronique) est suspendu

Les solution viscoélastiques à base d'acide hyaluronique sont utilisées en 2e intention dans le traitement symptomatique de la gonarthrose douloureuse (illustration).

Arthrose du genou : OSTENIL (acide hyaluronique) restera remboursable après le 1er juin