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Vrac, poudre, extraits... comment s’y retrouver ?

Mis à jour : Lundi 20 Août 2012

Pour extraire les substances actives des plantes fraîches ou séchées, il existe de nombreuses méthodes. Celles-ci permettent d’obtenir des préparations solides ou liquides, également appelées « formes galéniques » (du nom d’un médecin grec, Galien, qui préparait lui-même ses médicaments) revêtues de propriétés distinctes.

De nombreuses préparations de plantes médicinales

différentes formes de plantes

Les plantes médicinales peuvent être utilisées sous forme fraîche, sèche ou stabilisée ; dans ce dernier cas, les problèmes de fermentation et d’oxydation qui pourraient nuire à la qualité de la plante sont neutralisés par l’action de l’alcool ou de la chaleur.

La composition et les concentrations en composants actifs sont très différentes selon les types de préparations. Par exemple, poudre et suspension correspondent à la plante entière, sans extraction des composants actifs. Les extraits permettent de séparer les composants actifs des tissus fibreux et de les concentrer et, dans certains cas, de ne sélectionner qu’un groupe de principes actifs, comme l’azulène dans l’huile essentielle de camomille ou les flavonoïdes dans son extrait sec.

La phytothérapie a bénéficié des progrès de la technologie et certains laboratoires proposent désormais des produits végétaux standardisés de qualité. En règle générale, les dosages les plus précis s’obtiennent grâce aux poudres (contenues dans des gélules ou des comprimés), aux teintures ou aux extraits. La posologie peut alors être adaptée au problème à traiter et au patient, réduisant ainsi d’éventuels effets indésirables.

L’utilisation en nature, les plantes médicinales en vrac

Les plantes en vrac, fraîches ou sèches, servent à la fabrication de tisanes. Les tisanes peuvent être préparées selon deux procédés très utilisés en phytothérapie : l’infusion et la décoction (plus intense). Les substances extraites par ces procédés sont celles qui sont solubles dans l’eau. Les substances huileuses, solubles dans les matières grasses, ne sont quasiment pas extraites dans les tisanes.

Les infusions se font de préférence avec les fleurs et les feuilles des plantes. La décoction est privilégiée lorsqu’il s’agit d’extraire les principes actifs de parties de la plante plus fibreuses où l’eau a du mal à pénétrer : racines, écorces, tige, graines ou baies.

Les mélanges de plantes en vrac vendus en pharmacie pour la confection de tisanes ne doivent pas dépasser dix plantes. Leur conditionnement doit comporter la composition ainsi que le mode d’emploi. Certains mélanges de plantes pour tisane sont des médicaments et relèvent de la réglementation correspondante.

Les plantes médicinales transformées, les différentes formes galéniques

Les poudres de plantes médicinales

Pour la production de poudre, la partie végétale est préalablement séchée, puis pulvérisée. La poudre ainsi obtenue est ensuite tamisée. Les poudres sont classées en fonction de leur granulométrie (poudre fine, très fine, etc.). Les poudres de plantes servent notamment à la fabrication de teintures, de gélules ou de comprimés.

Les extraits de plantes médicinales

Les extraits sont des préparations obtenues à partir de trempage dans un liquide (solvant). Après évaporation du solvant (eau, alcool, éther, propylèneglycol), on obtient un extrait dont la consistance sera fluide, molle ou sèche.

Les extraits secs sont parfois appelés nébulisats, car ils sont obtenus par pulvérisation fine (nébulisation) de l’extrait liquide dans une enceinte traversée par un courant d’air chaud. La conservation des extraits secs est délicate, car ils captent facilement l’eau de l’atmosphère.

La teinture mère de plantes médicinales

La teinture mère est obtenue par macération de la plante dans l’alcool pendant un temps variable. Les laboratoires qui les fabriquent doivent suivre un cahier des charges précis et exigeant en ce qui concerne les zones et les modes de culture, les récoltes, les variétés cultivées et la préparation des produits. Ils doivent pouvoir mentionner la nature des drogues végétales, la teneur en alcool et en composants actifs.

Très concentrées, les teintures mères peuvent servir à la fabrication de médicaments homéopathiques. En phytothérapie, elles sont utilisées en gouttes.

Les huiles essentielles de plantes médicinales

Les huiles essentielles sont le résultat soit de la distillation des plantes aromatiques à la vapeur d’eau, soit du pressage mécanique des zestes d’agrumes. Toutes les plantes ne donnent pas d’huiles essentielles ; certaines en fournissent très peu, d’où leur coût très élevé. Les huiles essentielles ne font pas partie de la phytothérapie dans son sens le plus strict. Elles sont utilisées en aromathérapie et dans les produits cosmétiques.

La suspension intégrale de plantes médicinales fraîches

Moins de 24 heures après leur récolte, les plantes sont congelées dans l’azote liquide, finement broyées et mises en suspension dans l’alcool à 30°. Ce procédé préserve l’intégralité des principes actifs de la plante. Ces suspensions intégrales sont généralement prescrites aux adultes.

Le macérat glycériné de plantes médicinales

Le macérat glycériné est élaboré à partir des bourgeons, des jeunes pousses, des racines les plus fines et d’autres tissus végétaux, broyés à l’état frais et mis à macérer dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine. Les macérats glycérinés constituent la forme galénique employée en gemmothérapie.

L’alcoolat de plantes médicinales

Il s’agit d’un alcool obtenu par distillation de plantes fraîches ou sèches, macérées dans l’alcool. Il porte aussi les noms d’élixir, d’alcool, gouttes, esprits, quintessence, etc. Il est administré sous forme de gouttes diluées dans l’eau, en raison de sa forte teneur en alcool.

Sources et références

  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010

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