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Iode

Mis à jour : Lundi 18 Août 2014

L’iode est un oligoélément essentiel à notre organisme et présent en grande quantité dans les océans. Il est particulièrement concentré dans la glande thyroïde, située au niveau du cou, où il participe à la synthèse des hormones thyroïdiennes. Celles-ci sont indispensables au développement du cerveau et au métabolisme en général.

Décision des autorités de santé européennes

En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant de l’iode. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer :

  • au métabolisme énergétique normal,
  • aux fonctions intellectuelles normales,
  • au fonctionnement normal du système nerveux,
  • à la santé normale de la peau ;
  • à la production normale d’hormones thyroïdiennes et au fonctionnement normal de la thyroïde ;
  • à la croissance normale des enfants,

si et seulement si ces produits contiennent au moins 22,5 microgrammes d’iode pour 100 g, 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.

Par contre, les aliments et compléments alimentaires contenant de l’iode ne peuvent PAS prétendre :

  • soutenir la vue ou la production de larmes ;
  • favoriser la qualité des cheveux, des ongles ou de la peau.

Ces revendications d’effet sont désormais interdites pour les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’iode.

Carence, usages et propriétés supposées de l'iode

crevette

La carence en iode est grave et s’observe surtout dans les régions éloignées de la mer. Chez les enfants, elle provoque un handicap mental irréversible appelé « crétinisme ». Chez les adultes et les enfants, elle se traduit aussi par une augmentation de la taille de la thyroïde, le goitre, et par des gonflements (œdèmes) de la peau. Les personnes végétaliennes et celles qui suivent un régime pauvre en sel courent le risque d'une carence en iode.

Au-delà du traitement de l'insuffisance d'apport, l'iode est proposé comme expectorant (pour favoriser l'élimination des sécrétions des bronches), pour soulager les symptômes des kystes du sein, et dans la protection de la thyroïde lors d'exposition à des substances radioactives (dans le cadre d'un traitement anticancéreux ou à la suite d'un accident nucléaire ou de laboratoire).

Quelle efficacité pour l'iode ?

L’iode est un expectorant efficace et soulage les douleurs liées aux kystes du sein. Néanmoins, du fait de sa toxicité, il est peu utilisé dans ces indications car des médicaments efficaces et moins toxiques sont disponibles.

Lors d'irradiation thérapeutique ou accidentelle, la prise de comprimés d'iodure de potassium permet de prévenir les atteintes thyroïdiennes causées par les radiations. En effet, cette substance sature la glande thyroïde en iode et évite la fixation de l'iode radioactif. Pour être efficace, elle doit être administrée dans les trois ou quatre heures suivant l'exposition. Pour cette raison, les personnes habitant à proximité d'une centrale nucléaire reçoivent, à titre préventif, des comprimés d'iodure de potassium à utiliser le cas échéant.

Précautions à prendre avec l'iode

Les femmes enceintes et celles qui allaitent doivent éviter d’ingérer plus de 200 µg d’iode par jour. Un apport de 100 à 150 µg par jour sous forme médicamenteuse est prescrite aux femmes enceintes lorsque le risque de carence est avéré : régions où le risque de goitre est important, population immigrée de la zone subsaharienne, par exemple.

Certaines personnes sont hypersensibles à l’iode et développent rapidement des symptômes tels que fièvre, urticaire, œdèmes ou hémorragies sous la peau. Suite à une prise d’iode, on peut également observer des poussées d’acné, des troubles du rythme cardiaque, des fourmillements ou une confusion, par exemple. Une intoxication à long terme (iodisme) est possible et se traduit, entre autres, par des maux de tête, des éternuements, des irritations des yeux et de la gorge ou des troubles respiratoires.

Chez les personnes d'un certain âge, la prise d'iode peut provoquer un fonctionnement excessif de la thyroïde (hyperthyroïdie) qui se traduit par des palpitations, une perte de poids, une irritabilité, une intolérance à la chaleur ou une accélération du transit intestinal, par exemple.

L’iode peut interagir avec des médicaments. Elle diminue l’efficacité de certains anticoagulants (fluidifiants du sang) et augmente celle des médicaments traitant l’hyperthyroïdie. Le lithium, utilisé contre les troubles de l’humeur (troubles bipolaires ou maniaco-dépression), diminue l’absorption de l’iode.

Origine, formes et dosage de l'iode

En France, à l’exception de sels particuliers comme la fleur de sel, le sel de cuisine est quasi systématiquement enrichi en iode et cet apport suffit généralement à couvrir les besoins. Les personnes qui suivent un régime pauvre en sel doivent veiller à ingérer suffisamment d’iode, par exemple en mangeant du poisson. Les végétaliens peuvent améliorer leur apport en iode en utilisant du sel iodé ou en mangeant des algues.

Certains aliments, comme le soja ou les légumes de la famille des choux, peuvent diminuer l'absorption de l'iode par l'intestin. Les apports nutritionnels conseillés sont de 50 µg d'iode avant un an, 90 µg entre un et six ans, 120 µg entre sept et douze ans, et 150 µg chez les adolescents et les adultes.

Sources alimentaires d'iode

L’iode est présent dans le sel enrichi, les fruits de mer, le poisson et les algues. Parce que les animaux d’élevage sont nourris avec des aliments enrichis en iode, la viande, la volaille, les œufs et les produits laitiers en contiennent également.

L'avis du spécialiste sur l'iode

Une alimentation équilibrée apporte suffisamment d'iode et la prise de compléments est rarement justifiée. Lorsqu'elle l'est, elle doit impérativement se faire sous contrôle médical.

Sources : EU Register on nutrition and health claims, EFSA, 2014.
PDR for Nutritional Supplements, Thomson Healthcare, 2001.
Directive 2008/100/CE du 28 octobre 2008

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