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Prévenir les accidents d'aviron, de canoë ou de kayak

Mis à jour : Mercredi 14 Juin 2017

L'aviron, le canoë et le kayak sont des sports techniques et pour la plupart des sports d'endurance, sauf en ce qui concerne le kayak-polo et les épreuves de vitesse. Les parties du corps les plus menacées sont le dos, les tendons et les mains.

Les points vulnérables en aviron, canoë ou kayak

aviron

Les muscles peuvent être sujets à des déchirures, dont la plus grave est celle d’un muscle du dos. Elle peut survenir du fait d’une mauvaise position ou d’un effort exceptionnel pour se sortir d’une situation difficile (esquimautage en kayak, par exemple) mais également d’une manière plus banale : en portant le bateau et en le mettant à l’eau ! Comme dans tous les autres sports, les problèmes musculaires sont à craindre si l’échauffement n’a pas été respecté ou correctement pratiqué.

Les os et les articulations sont aussi des points de vulnérabilité. En canoë, le dos des sportifs est souvent mis à rude épreuve. Il faut parvenir, notamment grâce à l’entraînement et à la musculation, à assurer un « verrouillage lombaire », c’est-à-dire une position qui permet de ne pas forcer sur le bas du dos au-delà de ses limites. Quant aux épaules, les épreuves de slalom ou la remise du bateau à l’endroit lorsqu’il s’est retourné (esquimautage) peuvent être cause de luxations.

Les tendons sont surtout menacés en cas de surentraînement. L’épaule, le coude et le poignet sont les principales victimes des tendinites. Elles surviennent également lorsque l’athlète pratique la musculation, complément indispensable à sa discipline, de manière trop intensive. Là encore, les mauvais gestes peuvent être à l’origine de ces problèmes.

La peau des mains des rameurs est souvent le siège d’ampoules, surtout au début de la saison d’entraînement, lorsque les cals n’ont pas eu le temps de se former. Des crevasses peuvent affecter les mains, notamment à cause du froid.

Les conseils de prévention en aviron, canoë et kayak

  • La pratique de l’aviron ou du kayak doit être apprise en club. L’entraîneur apprend à ses élèves les bonnes positions et la bonne technique gestuelle, qui sont une garantie contre les problèmes tendineux. Répéter un mauvais geste génère des microtraumatismes qui, à la longue, provoquent les tendinites.
  • L’échauffement doit être long et efficace. Des étirements mettent également en condition les muscles et les tendons. À la fin de l’entraînement, la récupération active (des exercices doux), ainsi que des étirements, permettent un retour progressif au repos.
  • Si l’entraînement est long, veillez à vous réhydrater et éventuellement à manger des aliments sucrés pour maintenir votre énergie.
  • Gare au soleil, d’autant qu’il se réverbère sur l’eau. Prévoyez lunettes, chapeau, et crèmes protectrices, ainsi que des vêtements pour les pauses lors de randonnées.
  • La musculation et la préparation à l’endurance complètent l’entraînement du rameur. Lorsque le temps ou la saison ne permettent pas une pratique à l’extérieur, l’athlète peut préparer sa saison en pratiquant des activités en salle : musculation, ergomètre (« rameur »), tapis de course, vélo stationnaire, etc. L’acquisition d’une bonne musculature est bien entendu la base pour développer la force nécessaire à l’avancée rapide. En kayak, elle est également vitale pour revenir à la surface en cas de retournement du bateau.
  • La salubrité des cours d’eau sur lesquels se déroulent les entraînements n’est pas toujours satisfaisante. Mieux vaut avoir ses vaccinations à jour (tétanos et poliomyélite, datant de moins de 10 ans).
  • Si vous décidez de vous entraîner seul, ce qui est déconseillé, renseignez-vous sur la météo et les conditions de navigation avant de prendre votre bateau (niveau de la rivière, passages infranchissables, travaux, crues dangereuses, etc.).

L'aviron chez les enfants

L'aviron développe l'endurance, la coordination et la force. Les jeunes peuvent pratiquer l'aviron assez tôt et même participer à des compétitions. Mais ils doivent cependant éviter de faire trop de compétition avant 13 ou 14 ans. En cas d'apparition de douleurs de la colonne vertébrale, des genoux ou des bras, il convient de vérifier le réglage du matériel et de consulter un médecin.

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