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Prévenir les accidents des courses de sprint

Mis à jour : Lundi 18 Septembre 2017

Les courses de sprint sont des épreuves dites « explosives » car la demande d'énergie est immédiate et extrêmement brutale. Les problèmes médicaux rencontrés par les sprinters se situent surtout au niveau des jambes.

Les points vulnérables des courses de sprint

course de sprint

Le tendon d’Achille, la grosse « corde » que l’on sent à l’arrière du talon, est le tendon le plus sollicité lors de la pratique du sprint.

Du fait du martèlement répété des talons sur la piste à un rythme rapide, ce tendon peut subir des microtraumatismes qui peu à peu conduisent à des tendinites de sévérité variable, voire à une rupture partielle ou totale. Des signes précurseurs peuvent se manifester : douleurs pendant ou après l’effort, ou présence de nodules tendineux (petites boules de cinq millimètres à deux centimètres de diamètre que l’on peut palper au niveau du tendon).

Les muscles : élongations, déchirures et ruptures sont fréquentes.

Les articulations du genou ou de la cheville peuvent subir des entorses, en particulier chez les coureurs de haies.

La colonne vertébrale peut souffrir des coups répétés à chaque foulée. Des douleurs dorsales peuvent en résulter.

Les conseils de prévention pour les courses de sprint

  • Une personne qui n’est pas entraînée devrait toujours éviter d’entamer un sprint, quelle qu’en soit la raison : rattraper un voleur, s’amuser à « faire la course », etc. Ceci doit surtout être évité après 40 ans, quand on ne connaît pas l’état de son cœur ni de ses vaisseaux, et à un âge où les articulations ont perdu de leur souplesse et les tendons de leur élasticité. Cet effort explosif pourrait solliciter l’organisme au-delà de ce qu’il peut supporter.
  • Pratiquez toujours des exercices d’échauffement (au début de l’entraînement) et d’étirements (au début et à la fin). Cela peut contribuer à éviter les problèmes tendineux, musculaires et articulaires.
  • La musculation des parties du corps autres que les jambes ne doit pas être négligée. Un meilleur tonus des muscles permet un bon maintien du dos. La musculation est un bon sport complémentaire pour les coureurs de loisir.
  • Les chaussures assurent un rôle d’amortisseur et diminuent les contraintes auxquelles sont soumis les tendons, les articulations, les muscles et le dos. Il est important de choisir des chaussures adaptées qui tiennent compte de plusieurs facteurs : le poids de l’athlète, la forme de son pied, la discipline qu’il pratique et le sol sur lequel il s’entraîne.
  • L’hydratation est primordiale pour lutter contre la chaleur de l’effort et pour prévenir les problèmes de tendons.
  • Les disciplines de sprint sont fortement déconseillées aux personnes présentant des problèmes cardiovasculaires. Dans ce cas, il vaut mieux choisir des disciplines d’endurance.

Les courses à pied chez les enfants

Pour éviter les microtraumatismes répétés sur les cartilages de croissance, la pratique à haute dose de la course à pied n'est pas conseillée chez les plus jeunes. À dose modérée, il s'agit d'une excellente discipline pour améliorer l'endurance d'un enfant pratiquant un autre sport.

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