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Dopage et traitement médical

Mis à jour : Mercredi 06 Décembre 2017

Que se passe-t-il lorsqu'un sportif de haut niveau ou professionnel doit suivre un traitement contre une maladie aiguë ou chronique et que ce traitement utilise des médicaments interdits ? Selon le nouveau code mondial antidopage, ces personnes peuvent poursuivre leur traitement à condition qu'une autorité médicale indépendante le valide.

Les règles d'usage des médicaments interdits

dopage et médicament

Pour qu’un traitement avec des substances interdites soit autorisé, certaines conditions doivent être réunies :

  • en l’absence de traitement par cette substance, le sportif subirait un préjudice dommageable pour sa santé et sa carrière sportive ;
  • le traitement ne doit pas provoquer d’amélioration des performances autres de celles obtenues par un retour à un état de santé normal ;
  • il n’existe pas d’alternative autorisée à ce traitement.

Dans ces conditions, un sportif souffrant de diabète insulino-dépendant peut recevoir de l’insuline, une personne asthmatique peut utiliser un bronchodilatateur et des glucocorticoïdes inhalés, un athlète souffrant d’eczéma peut utiliser une crème à base de cortisone, etc.

Pour pouvoir prendre une substance interdite qui lui est prescrite sans enfreindre les règlements antidopage, le sportif, licencié ou non, doit solliciter une Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Cette demande doit être faite au moins 30 jours avant les épreuves susceptibles de comporter des contrôles antidopage. En cas d’urgence médicale, celle-ci peut être envoyée ultérieurement à ce délai.

Pour les compétitions internationales, la demande est à envoyer à la fédération internationale concernée ou, dans certains cas, à l’organisateur de la manifestation sportive.

L'autorisation d'usage à des fins thérapeutiques

Pour solliciter cette autorisation, le sportif ou son représentant légal, ainsi que son médecin traitant doivent remplir un formulaire officiel. Le formulaire est accompagné d’un dossier médical contenant les antécédents médicaux de l’athlète et les résultats des examens complémentaires qui ont été pratiqués. Il est envoyé en RAR à l’AFLD avec un chèque d’un montant de 30 € correspondant à la participation forfaitaire aux frais d’instruction. En cas de dossier incomplet, l’AFLD notifie les pièces manquantes au sportif.

Au niveau de l’AFLD, ce dossier est soumis à une commission de trois experts indépendants qui évaluent le bien-fondé de la demande. Pour que la demande soit acceptée, ces médecins doivent répondre négativement aux trois questions suivantes :

  • existe-t-il une alternative au traitement prescrit sans préjudice sanitaire pour le sportif ?
  • le traitement améliore-t-il la performance ?
  • l’usage de cette substance est-il la conséquence de la consommation antérieure d’une substance dopante ?

Après examen de la demande, le sportif est informé des conditions sous lesquelles sa demande a été acceptée et de la durée de cette autorisation. Il devra la présenter lors de tout contrôle antidopage.

Comment savoir si un médicament contient une substance interdite ?

Certaines notices de médicaments mentionnent le fait que le médicament contient une substance susceptible de rendre positifs les tests antidopage, mais ce n’est pas systématique. Pour savoir si un médicament contient une substance interdite, il est recommandé de consulter le site de l'AFLD.

Sources et références

Actualités

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