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Préparer son voyage en cas de maladie cardiovasculaire

Mis à jour : Lundi 13 Décembre 2010

Les patients souffrant de maladies cardiovasculaires sévères peuvent avoir des difficultés à s’adapter aux conditions créées par certains types de voyage : effort, stress, chaleur ou altitude, par exemple. Il est indispensable de consulter son cardiologue ou son angiologue avant le départ pour prévenir des accidents potentiellement graves.

Préparer son voyage lorsqu'on souffre de problème cardiovasculaire

senior en voyage

Avant tout voyage, une personne souffrant de maladie cardiovasculaire sévère doit subir un bilan complet et une évaluation cardiologique (échocardiographie, électrocardiogramme, voire épreuve d'effort), surtout en cas de voyage aérien ou de séjour en altitude. Celles qui portent un stimulateur cardiaque (pacemaker) doivent faire vérifier le bon fonctionnement de leur matériel avant le départ. Il est dangereux de voyager avec une maladie cardiovasculaire insuffisamment stabilisée par un traitement, ou dans les jours qui suivent la mise en place d'un nouveau traitement. Dans tous les cas, il est préférable de voyager accompagné ou en séjour organisé.

La prévention des surinfections chez les voyageurs souffrant de maladies des valvules cardiaques ou équipés de prothèses valvulaires exige certaines précautions : visite chez le dentiste plusieurs semaines avant le départ (les infections dentaires peuvent se compliquer d'infection des valvules) et, pendant le voyage, traitement immédiat des infections de la gorge, du nez et des oreilles, ainsi que des plaies et infections de la peau.

Choisir sa destination en cas de maladie cardiovasculaire

L’altitude est souvent contre-indiquée pour les personnes qui sont malades du cœur. La raréfaction de l’oxygène en altitude peut entraîner une augmentation du rythme cardiaque et des difficultés respiratoires. Certains médicaments utilisés en cardiologie (les bêtabloquants) peuvent diminuer l’endurance physique en montagne.

Évitez les régions affichant des températures trop élevées (risque de déshydratation et de pression sanguine trop faible) ou trop basses (risque de crises d’angor et d’hypertension artérielle).

Dans certains cas, mieux vaut éviter les destinations lointaines qui vous obligeront à prendre l’avion (voir ci-dessous). Demandez conseil à votre médecin.

Prévoir ses activités physiques pendant le voyage

Ménagez vos efforts et choisissez des activités adaptées à votre maladie et à vos capacités. Restez prudent lors de vos randonnées en altitude. Les sports extrêmes (descentes en rapides, raids dans le désert, plongée sous-marine, etc.) sont déconseillés.

Si vous êtes porteur d'un stimulateur cardiaque, évitez de le compresser avec les bretelles d'un sac à dos. Discutez de vos capacités avec votre médecin.

Les vaccins du voyageur cardiaque

La vaccination contre la grippe et les infections à pneumocoques peut être recommandée aux patients souffrant d’une maladie cardiaque.

La prévention du paludisme chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires

En cas de maladie cardiaque sévère, un séjour en zone tropicale n’est guère recommandé. S’il est impératif, avertissez votre médecin car certains médicaments antipaludiques comme la méfloquine (LARIAM) pourraient être contre-indiqués. En dehors d’une maladie cardiaque sévère, si vous prenez des bétabloquants, vous pouvez prendre de la méfloquine à condition que votre rythme cardiaque ne soit pas trop ralenti. Dans le cas contraire, mieux vaut prendre un autre antipaludique.

Si vous faites une crise de paludisme, un traitement par halofantrine (HALFAN) est fortement déconseillé : n'oubliez pas de mentionner votre maladie cardiaque au médecin que vous consultez.

Choisir son mode de transport lorsqu'on souffre de maladie cardiovasculaire

D’une manière générale, attention à la chaleur dans les transports et au risque de déshydratation : voyagez avec la climatisation ou une ventilation, pensez à boire fréquemment, ne buvez pas d’alcool et essayez de ne pas vous exposer à la fumée de tabac.

Limitez vos efforts, n’hésitez pas à utiliser un chariot ou à vous faire aider pour transporter vos bagages.

En avion, la pressurisation de la cabine correspond, en quantité d’oxygène disponible, à une altitude comprise ente 1 500 et 2 500 mètres. Cette quantité, plus faible qu’au sol, peut avoir de graves conséquences pour les personnes qui souffrent de maladies cardiaques ou respiratoires. De plus, la sécheresse de l’air, due à la climatisation de la cabine, entraîne une déshydratation aggravée par l’alcool ou une consommation insuffisante d’eau.

Ces deux phénomènes peuvent favoriser l’apparition d’un syndrome coronaire aigu (une crise cardiaque) chez les personnes ayant certains antécédents médicaux : par exemple, un infarctus du myocarde récent, une angine de poitrine (angor) instable, des troubles du rythme cardiaque, un accident vasculaire cérébral récent, une hypertension artérielle mal contrôlée, etc. Le transport aérien est contre-indiqué pour ces patients.

Les porteurs d’un stimulateur cardiaque doivent le signaler aux services de contrôle des aéroports, avant de passer sous les portiques détecteurs de métaux. Une déprogrammation du stimulateur est rare mais possible.

Prévenir les problèmes de phlébite liés aux transports

Après un voyage un peu long, vos jambes peuvent être gonflées et lourdes. Le risque de thrombophlébite (l’inflammation d’une veine avec formation d’un caillot) n’est pas négligeable dans les heures ou les jours qui suivent, surtout si vous avez des prédispositions : accidents identiques préalables, présence de varices, jambe immobilisée par des douleurs d’une autre origine ou par un plâtre, traumatisme abdominal ou intervention chirurgicale récents, etc.

Les premiers signes d'une phlébite sont souvent discrets : légère douleur avec perte de la souplesse du mollet, voire un gonflement. Il faut consulter un médecin au moindre doute plutôt que de passer à côté d'une phlébite qui peut devenir dangereuse si elle n'est pas soignée.

Quelles précautions prendre ?

  • Marchez pendant cinq minutes dans les couloirs de l'autocar, du train ou de l'avion quand cela est possible ; faites des pauses toutes les deux heures en voiture et marchez.
  • En station assise, faites des mouvements circulaires et verticaux avec vos chevilles pour faire travailler les muscles des mollets. Certaines compagnies aériennes projettent un film pour inciter les voyageurs à faire ce type d'exercices.
  • Portez des vêtements amples pour ne pas entraver la circulation sanguine et buvez suffisamment (en évitant l'alcool). Une bonne hydratation est particulièrement importante en avion car la sécheresse de l'air en cabine augmente le risque de thrombose veineuse.
  • La prévention la plus efficace consiste à porter des bas de contention enfilés avant le départ. Demandez à votre médecin ou à votre pharmacien de vous conseiller sur le degré de contention adapté à votre cas. S'il existe des facteurs de risque importants, l'injection d'un médicament anticoagulant (héparine de bas poids moléculaire) peut être justifiée avant un trajet prolongé en avion (plus de six à huit heures).

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