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La prévention du paludisme selon les pays

Mis à jour : Mercredi 19 Juillet 2017

Chaque année, des experts se réunissent pour classer les pays selon le type de risque paludéen et donner des consignes en termes de chimioprophylaxie. Ces conseils sont présentés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire destiné aux professionnels de santé et accessible sur le site www.invs.sante.fr/beh. Les pays sont classés en quatre groupes.

Groupe 0 : Zones sans paludisme

Une chimioprophylaxie n’est pas nécessaire pour les pays classés dans ce groupe, ils sont exempts de risque.

Groupe 1 : Zones sans résistance à la chloroquine

Les souches de Plasmodium présentes dans les pays de ce groupe sont toujours sensibles à la chloroquine (un des plus anciens antipaludiques). Le traitement commence la veille du départ et doit être poursuivi quatre semaines après le retour.

Groupe 2 : Zones de résistance à la chloroquine

Il existe des souches de Plasmodium résistantes à la chloroquine dans les pays de ce groupe. Cette molécule ne suffit pas pour une chimioprophylaxie efficace dans ces régions.

    Le traitement peut :
  • soit associer la chloroquine au proguanil (à commencer la veille du départ et à poursuivre quatre semaines après le retour) ;
  • soit associer l’atovaquone au proguanil (à commencer la veille du départ et à poursuivre une semaine après le retour).

Groupe 3 : Zones de cas nombreux de résistance à la chloroquine ou de multirésistance

Dans les pays de ce groupe, on rencontre très fréquemment des souches de Plasmodium résistantes aux antipaludiques classiques. La chimioprophylaxie doit donc avoir recours à d’autres substances ou à une association de substances pour être efficace.

Votre médecin pourra vous prescrire l'un des traitements suivants : la méfloquine (LARIAM), l'association atovaquone-proguanil (MALARONE et ses génériques) ou la doxycycline (DOXY, DOXYPALU, GRANUDOXY).

Le traitement à base de méfloquine doit commencer huit à dix jours avant le départ et se poursuivre trois semaines après le retour. Néanmoins, certaines personnes supportent mal cette substance qui peut provoquer des troubles digestifs, des vertiges et surtout, bien que cela soit rare, des troubles psychiques. Avoir ou avoir eu des problèmes psychiatriques ou de dépression sévère ou des convulsions représente d’ailleurs une contre-indication à l’emploi de la méfloquine.

L’association d’atovaquone-proguanil est à commencer le jour du départ et à poursuivre une semaine après le retour de la zone à risque.

Le traitement à base de doxycycline doit commencer le jour du départ et se poursuivre quatre semaines après le retour. Il est contre-indiqué chez les femmes enceintes et les enfants de moins de huit ans.

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