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Le choix de la chimioprophylaxie

Mis à jour : Lundi 23 Juillet 2018

Les différents types de Plasmodium

Il existe plusieurs espèces de Plasmodium à travers le monde. Plasmodium falciparum est l’espèce la plus fréquente et la plus dangereuse, car elle est responsable de complications graves et de décès. Elle sévit principalement en Afrique, mais également en Amérique centrale et du Sud, ainsi que dans les forêts d’Asie. Les traitements préventifs visent surtout à éviter les infections par Plasmodium falciparum. Il est dangereux de partir dans une zone de transmission intense de cette espèce de Plasmodium sans la prise régulière d’une chimioprophylaxie adaptée.

Les autres espèces de Plasmodium sont moins dangereuses. Plasmodium vivax sévit surtout en Asie du Sud-Est, en Amérique et en Afrique de l’Est et Plasmodium ovale principalement en Afrique centrale et de l’Ouest : ces deux espèces provoquent une maladie dont l’évolution est en général bénigne (les crises cessent rapidement). Plasmodium malariae se rencontre rarement et l’évolution de l’infection par cette espèce est également bénigne. Les crises dues à ces trois variétés de Plasmodium peuvent apparaître plusieurs années après la contamination.

Des cas de paludisme dus à un parasite du singe, Plasmodium knowlesi, sont signalés régulièrement depuis 2004 chez des voyageurs ayant séjourné en zones forestières d'Asie (Malaisie, Philippines, Singapour, etc.). Cette espèce de Plasmodium peut provoquer des accès de paludisme graves mais elle semble sensible aux médicaments destinés à prévenir cette maladie.

Le choix d'un traitement préventif contre le paludisme

La prévention du paludisme repose en premier lieu sur la protection contre les piqûres de moustiques et en second lieu sur la chimioprophylaxie.

    La chimioprophylaxie vise essentiellement à prévenir le risque de paludisme à Plasmodium falciparum en Afrique, en Amérique et dans les forêts d’Asie. Pour évaluer la nécessité d’une chimioprophylaxie, le médecin prend en compte :
  • votre destination,
  • la saison à laquelle s'effectue le voyage (le risque est plus élevé pendant la saison des pluies et dans les semaines qui suivent),
  • l’altitude (le paludisme ne se trouve pratiquement pas au-dessus de 1500 m en Afrique et 2500 m en Amérique et en Asie),
  • la durée (la majorité des cas de paludisme surviennent après des séjours de plus d’un mois),
  • aux modalités de votre séjour (conditions d’hébergement, séjour uniquement en zone urbaine ou touristique).

La chimioprophylaxie n'est pas toujours indispensable si vous restez dans les grandes villes, en altitude ou encore si votre séjour est de courte durée en zone de faible risque de transmission.

Pour choisir une chimioprophylaxie antipaludique adaptée, le médecin prend en considération les caractéristiques propres au voyageur : son âge, ses antécédents médicaux, d’éventuelles interactions avec des médicaments pris par ailleurs (par exemple dans le cas d’une maladie chronique), une grossesse ou son éventualité, ou encore une intolérance à certains antipaludiques.

Pour les séjours de longue durée (plus de trois mois), la chimioprophylaxie doit être poursuivie le plus longtemps possible même si, selon l'évaluation du risque local, des aménagements sont possibles. Ainsi, un médecin spécialiste pourra vous conseiller dans certains cas une prise intermittente de médicaments, pour certains déplacements ou pendant la saison des pluies par exemple.

Dans tous les cas, il faut respecter scrupuleusement les règles de protection contre les moustiques et rester vigilant sur un éventuel accès de fièvre qu'il faut toujours considérer comme possiblement due au paludisme, sur place et au moins deux mois après votre retour.

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