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Utiliser des répulsifs cutanés

Mis à jour : Mardi 20 Juin 2017

Qu'est-ce qu'un répulsif cutané ?

Les répulsifs cutanés (également appelés insectifuges ou « repellents ») contiennent un principe actif qui éloigne la majorité des insectes sans les tuer. Ils s’utilisent directement sur les parties découvertes du corps, visage compris. Il faut privilégier l'application le matin et le soir, périodes où les insectes vecteurs de maladies sont les plus actifs. Ils ne doivent être ni ingérés ni appliqués sur les muqueuses de la bouche ou des yeux, ou sur une peau lésée. Ils se présentent sous forme d’aérosol, de crème, de lotion ou de bâton applicateur.

Leur durée de protection varie de quatre à huit heures selon la substance utilisée, sa concentration dans le produit et la température extérieure. Bien sûr, la transpiration, les baignades ou les pluies tropicales réduisent leur durée d'action. En cas d'utilisation de crème solaire, celle-ci doit être appliquée au moins 20 minutes avant le répulsif. Les répulsifs cutanés peuvent être pulvérisés sur les vêtements mais leur efficacité est limitée et ils ne sont pas faits pour cela. Il existe des produits destinés à imprégner les tissus dont la durée de vie est plus longue (voir la partie insecticides).

L’usage des répulsifs chez les jeunes enfants
Chez le jeune enfant, l'utilisation des répulsifs doit respecter un mode d’emploi précis (voir tableau suivant).
Chez l'enfant, ces produits peuvent être utilisés dès l’âge de six mois à condition de ne pas dépasser la concentration de 25 % et de respecter les contre-indications et les précautions d’emploi. L'application de répulsif ne doit pas être faite sur les mains. En outre, chez les enfants ayant souffert de convulsions, l’usage des répulsifs est contre-indiqué par précaution.
Dans tous les cas, les moustiquaires de berceau imprégnées de pyréthrinoïdes sont considérées comme le moyen prioritaire de protection efficace chez les jeunes enfants. Toutefois, il faut faire très attention à ce que les nourrissons ne s'étouffent en attrapant et en « tétant » la moustiquaire. Enfin, n'oubliez pas que tous les répulsifs sont toxiques lorsqu'ils sont ingérés : ne les laissez pas à portée des jeunes enfants et empêchez ces derniers de se sucer les doigts après pulvérisation.

Choisir un répulsif cutané contre les insectes

Il existe de très nombreux répulsifs cutanés en pharmacie. Ceux destinés aux pays tropicaux sont en général plus fortement dosés que ceux destinés aux pays tempérés. Les substances actives dont l’efficacité et la sécurité ont été prouvées par les autorités françaises sont :

  • le DEET (N1,N-diéthyl-m-toluamide)
  • le PMDRBO (mélange de cis- et trans-p-menthane-3,8 diol) ou 2-Hydroxy-α,α,4- trimethylcyclohexanemethanol
  • le KBR3023 (Carboxylate de Sec-butyl 2-(2-hydroxyéthyl) pipéridine-1 / Icaridine)
  • l’IR3535 (N-acétyl-N-butyl-ß-alaninate d’éthyle)

Les essences de citronnelle ou de géranium sont inefficaces.

Attention, l'utilisation de produits répulsifs chez les enfants et les femmes enceintes exige des précautions. Les femmes qui allaitent doivent respecter les mêmes précautions que chez les autres adultes, ne pas appliquer au niveau du sein et se laver les mains avant la mise au sein. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour connaître les produits adaptés à votre cas.

Attention, les répulsifs ne font pas bon ménage avec les crèmes de protection solaire : la crème solaire doit être appliquée au moins 20 minutes avant le répulsif. Évitez également les parfums et les crèmes parfumées qui peuvent attirer les moustiques. Enfin, sachez que le DEET fait fondre le plastique : attention aux montures de lunettes, au bracelet de votre montre ou aux tissus synthétiques !

Le tableau ci-dessous vous aidera à vous y retrouver dans les nombreux produits répulsifs disponibles dans le commerce.

Concentrations des substances actives entrant dans la composition des produits répulsifs
Âge Substance active Concentration Nombre maximum
d'applications par jour
De 6 mois à l'âge de la marche
 
 
DEET*1,2 20 % 1
PMDRBO*3 19 à 25 % 1
IR3535*3 20 % 1
De l'âge de la marche à 24 mois
 
 
DEET*1,2 20 % 2
PMDRBO*3 19 à 25 % 2
IR3535*3 20 % 2
De 24 mois à 12 ans
 
 
 
DEET*1,2 20 % 2
30 à 50 % si risque de maladie vectorielle Posologie en fonction des préconisations du fabricant
KBR3023*3 20 à 25 % 2
PMDRBO*3 19 à 25 % 2
IR3535*3 20 à 30 % 2
Plus de 12 ans
 
 
 
DEET*1,2 20 % 3
30 à 50 % Posologie en fonction des préconisations du fabricant
KBR3023*3 20 à 25 % 3
PMDRBO*3 19 à 25 % 3
IR3535*3 20 à 30 % 3
Femmes enceintes
 
 
DEET*1,2 20 % 3
30 à 50 % si risque de maladie vectorielle Posologie en fonction des préconisations du fabricant
KBR3023*3 20 % 3
IR3535*3 20 % 3

Source : InVs, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 6 juin 2017.

*1 En cas d’exposition aux anophèles vecteurs des Plasmodium, agents du paludisme, la concentration minimale efficace de DEET est de 30%.

*2 Le DEET a fait l’objet d’une évaluation au niveau européen et cette substance a été autorisée au 1er août 2012, avec une restriction d’usage émise chez l’enfant de moins de 2 ans. Cependant, en cas de risque élevé de transmission d’une maladie vectorielle, il est utilisable sur une période courte en respectant scrupuleusement le nombre d’applications maximum admis et les conditions pratiques d’usage chez l’enfant.

*3 L'IR3535 a été autorisé au niveau européen le 1er novembre 2015 et les produits qui en contiennent doivent désormais demander une AMM. Le KBR3023 et le PMDRBO sont en cours d'évaluation au niveau européen.

Tableau établi à partir des données de déclaration des produits biocides du Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, et des recommandations de bonne pratique clinique sur la « protection personnelle antivectorielle » établies par la Société de médecine des voyages et la Société française de parasitologie, label HAS. Il faut noter que les conditions d’utilisation indiquées dans les AMM ne sont pas établies principalement dans un objectif de prévention de maladies vectorielles et prennent essentiellement en compte les risques environnementaux et de toxicité liés aux substances. Lorsque les répulsifs sont utilisés pour se protéger d’affections qui peuvent être sévères, notamment en milieu tropical, le bénéfice/risque est modifé et certaines restrictions d’utilisation peuvent être moindres.

Compte tenu des changements possibles dans les formulations mises sur le marché, il convient de s'assurer de la composition exacte du produit et de ses modalités d'utilisation avant son acquisition sur simmbad.fr.

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