Les vaccins des voyageurs

Mis à jour : Mardi 10 Septembre 2019

Au-delà des vaccins usuels, il existe de nombreux autres vaccins destinés à protéger de maladies plus fréquemment rencontrées à l'étranger. Selon la destination choisie, certains de ces vaccins peuvent être obligatoires. Bien que non remboursés par l'Assurance maladie, ces vaccins ne doivent pas être négligés.

seringue

Quelle que soit la destination de votre voyage, une vérification des vaccins courants s'imposent : DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), coqueluche et ROR (Rougeole, oreillons, rubéole) sont indispensables. En cas de retard dans le calendrier vaccinal recommandé, un rattrapage peut être effectué avant le départ en voyage. Attention, certains pays demandent un rappel systématique de la vaccination contre la poliomyélite avant l'arrivée sur leur territoire. Renseignez-vous avant de partir.

Chez les expatriés et les personnes séjournant plus de 4 semaines dans un pays où circulent des poliovirus (par exemple, République Démocratique du Congo, Nigéria, Somalie, Niger, Kenya, Indonésie, Papouasie-Nouvelle Guinée), un rappel doit être fait si la dernière dose de vaccin contre la poliomyélite date de plus d'un an. De plus, si le séjour dure plus de 12 mois, un deuxième rappel peut être exigé lorsque le voyageur quitte le pays (au moins un mois avant son départ).

La vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée aux personnes à risque (personnes âgées de plus de 65 ans, adultes ou enfants atteints de certaines maladies chroniques) qui effectuent des voyages en groupe (croisières notamment), ainsi que chez les personnels navigant des bateaux et des avions, et chez les guides et accompagnateurs de groupes. Néanmoins, la prévention chez le voyageur est parfois compliquée, du fait que le vaccin disponible en France n'est pas adapté aux souches du virus de la grippe dans l'hémisphère sud. Le vaccin contre les souches de l'hémisphère sud est disponible d'avril à septembre via une demande d'ATU (autorisation temporaire d'utilisation) nominative auprès de l'ANSM.

La vaccination contre l'hépatite B est recommandée en cas de séjours prolongés ou comportant des activités à risque dans les pays en développement où la maladie est fortement présente.

Le choix des autres vaccins est fonction de la région visitée (fièvre jaune, encéphalite japonaise, encéphalite à tiques par exemple) ou du type de séjour (hépatite A, rage).


La dengue ou « grippe tropicale » est une infection due à un flavivirus, transmis par la piqûre de moustiques du genre Aedes, qui piquent dans la journée. Ces moustiques vivent en milieu urbain et se reproduisent dans les points d'eau stagnante autour des habitations (décharges, flaques permanentes, coupelles d'eau sous les plantes, sanitaires inutilisés, etc.). La dengue sévit principalement dans les zones intertropicales : Afrique, Amérique centrale et du Sud, dans les Caraïbes, en Inde, et surtout en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, ces 2 zones étant les plus touchées. La dengue connaît une forte recrudescence depuis quelques années avec une extension mondiale à toutes les zones tropicales et subtropicales. Selon une estimation récente de l’OMS, on compterait environ 50 à 100 millions de cas de dengue par an.

Qui vaccine-t-on contre la dengue ?

Une autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne a été accordée au vaccin DENGVAXIA en décembre 2018. Ce vaccin est réservé aux personnes vivant dans des zones d’endémie et ayant un antécédent prouvé d’infection par le virus de la dengue. En l’absence de données de tolérance et d’efficacité chez les sujets vivant dans des zones non endémiques et devant se rendre dans des zones d’endémie (le cas des touristes), et compte tenu en outre de la faible probabilité que ces voyageurs aient déjà contracté la dengue et de la difficulté à le prouver, la vaccination contre la dengue n’est pas recommandée actuellement chez les voyageurs.


L’encéphalite japonaise est une maladie du cerveau due à un virus transmis par un moustique. La plupart du temps, l’infection passe inaperçue ou reste bénigne (syndrome grippal) mais, dans certains cas, l’infection peut évoluer vers des troubles neurologiques, des paralysies partielles et un coma avec possibilité de séquelles définitives.

Quand vaccine-t-on les voyageurs contre l'encéphalite japonaise ?

La vaccination s’adresse aux adultes et enfants de plus de 2 mois expatriés ou se rendant dans une zone rurale, à proximité des élevages de porcs ou dans les zones de rizières, dans une aire géographique allant du Pakistan à l'ouest, aux Philippines à l'est, de la Chine au nord, à l'Indonésie au sud (voir détails des pays ci-dessous), là où la maladie est endémique (présente sur une majorité du territoire). Certaines situations sont particulièrement à risque : nuit à la belle étoile sans moustiquaire, camping, cyclisme, randonnée dans des zones irriguées par inondation.

Les pays où l'encéphalite japonaise est endémique sont les suivants : Australie (extrême nord), Bangladesh, Bhoutan (zones de plaine), Brunei, Cambodge, Chine continentale et l’île de Haïnan, Corée du Nord, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie (Sarawak), Myanmar, Népal, Papouasie-Nouvelle Guinée, Philippines, Sri Lanka, Taïwan, Thaïlande, Timor Oriental et Vietnam.

Des cas sporadiques ont été signalés en Corée du Sud, au Japon, au Pakistan, dans les états maritimes de l'Est de la Russie, à Singapour et à Taiwan.

Les mesures destinées à se protéger des piqûres de moustiques restent dans tous les cas indispensables.

Quel est le schéma vaccinal ?

La vaccination comporte deux injections espacées d'un mois, suivies d'un rappel entre 12 et 24 mois après la deuxième injection pour les personnes en exposition continue (expatriés). Chez ces personnes, un rappel est également fait 10 ans plus tard si l'exposition persiste. Une demi-dose de vaccin est requise pour les enfants de moins de 3 ans. En cas de départ imminent, il est possible de faire une vaccination accélérée en une semaine chez l’adulte. Les injections doivent être effectuées dans un centre agréé de vaccinations internationales.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccin : encéphalite japonaise


L’encéphalite à tiques est une maladie du système nerveux qui sévit dans les pays tempérés. Elle est due à un virus transmis par la morsure de tiques. La maladie se manifeste par un syndrome grippal (fièvre modérée, frissons) et peut, dans de rares cas, se compliquer par une inflammation cérébrale.

Quand vaccine-t-on les voyageurs contre l'encéphalite à tiques ?

La vaccination (possible dès l’âge de un an) s’adresse aux voyageurs séjournant en zone rurale ou amateurs de randonnées en forêt, dans les régions où sévit la maladie, du printemps à l'automne, sauf si le séjour se passe uniquement au dessus de 1 500 m d'altitude. En Europe, les pays où l'encéphalite à tiques est largement présente et où la vaccination est recommandée aux voyageurs décrits ci-dessus sont : l'Allemagne, l'Autriche, l'Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque, la Russie occidentale, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède et la Suisse.

Dans les autres pays où des cas ont été signalés (pays européens du Nord et de l'Est, Italie, Arménie, Nord et Nord-Est de la Chine, Corée du Sud, Japon, Asie centrale, Russie orientale), la vaccination s'envisage au cas par cas. 

Cette vaccination Ne dispense PAS de se protéger des tiques, capables de transmettre d’autres maladies infectieuses pour lesquelles il n’existe aucun vaccin.

Quel est le schéma vaccinal ?

    Deux vaccins sont actuellement disponibles en France. Ils sont préparés avec des souches différentes de virus inactivés :
  • TICOVAC qui dispose d’un dosage Adulte et d’un dosage Enfant (de 1 à 15 ans révolus),
  • ENCEPUR indiqué à partir de 12 ans.

Le schéma classique de vaccination comporte trois injections : les deux premières espacées de un à trois mois, puis la troisième cinq à douze mois ou neuf à douze mois plus tard, selon le vaccin. Un rappel se fait trois ans après la 3e injection, en cas de réexposition éventuelle au virus. Si une immunisation rapide est nécessaire, des schémas de vaccinations plus courts (sur 2 ou 3 semaines) sont possibles, puis 5 à 12 mois après.

Une vaccination commencée avec l’un des vaccins peut être poursuivie avec l’autre vaccin, sauf en cas de schéma de vaccination court.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccins : encéphalite à tiques


La fièvre jaune est une infection virale transmise par les moustiques. La maladie commence par un syndrome grippal intense, avec une forte fièvre. Dans environ 15 % des cas, elle se complique rapidement par une jaunisse, une hémorragie des muqueuses et des vomissements sanglants. Le foie, les reins et le cœur peuvent être sérieusement atteints. La mort survient dans 50 à 80 % des cas. Il n’existe pas de traitement spécifique.

Quand vaccine-t-on contre la fièvre jaune ?

La vaccination contre cette maladie (dite vaccination anti-amarile) est indispensable, dès l’âge de neuf mois (parfois 6 mois si nécessaire), pour tout séjour dans une région située entre les tropiques, en Afrique ou en Amérique du Sud, même en l’absence d’obligation administrative. Attention, lorsque l’on vient d’un pays infecté, la vaccination peut être obligatoire pour pénétrer dans de très nombreux pays. La vaccination est obligatoire pour les résidents en Guyane et les voyageurs qui s'y rendent. En 2016, en raison de la réapparition et de l’extension géographique de la fièvre jaune au Brésil, la carte des zones où la vaccination contre cette maladie est recommandée a été modifiée. Le Pérou est également concerné.

Les pays qui exigent une vacccination contre la fièvre jaune à jour et où la maladie est présente sont : l'Angola, le Burundi, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, l'Ouganda, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Sierra Leone, le Soudan du Sud, le Tchad et le Togo. En plus de ces pays, la fièvre jaune est présente dans certaines régions de l'Argentine, du Bénin, de Bolivie, du Brésil, du Burkina Faso, du Cameroun, de Colombie, d'Equateur, d'Ethiopie, de Gambie, de Guinée, de Guinée équatoriale, de Guyana, du Kenya, du Liberia, du Nigeria, du Panama, du Paraguay, du Pérou, du Sénégal, du Soudan, du Suriname, de Trinité-et-Tobago et du Vénézuela.

Cette vaccination NE dispense PAS de se protéger des moustiques, capables de transmettre d’autres maladies infectieuses pour lesquelles il n’existe pas de vaccin.

Quel est le schéma de vaccination contre la fièvre jaune ?

La vaccination contre la fièvre jaune repose sur une dose de vaccin au moins 10 jours avant le départ pour les adultes, les enfants et les nourrissons de plus de 9 mois. Suite à la suppression par l'OMS des rappels tous les 10 ans, la validité du certificat de vaccination antiamarile est prolongée à vie depuis le 1er juillet 2016. Pour quelques exceptions, une deuxième dose de vaccin est recommandée en cas de nouveau voyage dans une zone à risque : enfant de plus de 6 ans ayant été vacciné avant 2 ans, vaccination datant de plus de 10 ans chez une femme vaccinée au cours de la grossesse, chez des personnes immunodéprimées ou en cas d’épidémie dans le pays visité. En France métropolitaine, le vaccin est uniquement disponible dans les centres agréés (retrouvez les centres de vaccination anti-amarile en France).

Comme il s’agit d’un vaccin contenant un virus atténué, mais vivant, la vaccination contre la fièvre jaune est déconseillée chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 9 mois. Néanmoins, si le risque d’infection le justifie, elle peut être pratiquée pendant la grossesse et chez le nourrisson entre 6 et 9 mois.

Il est également recommandé de différer la vaccination chez les femmes qui allaitent des nourrissons de moins de 6 mois. Si la vaccination est nécessaire pendant cette période, l'allaitement doit être suspendu pendant les deux semaines qui suivent l'injection.

Lorsque le vaccin contre la rougeole doit être administré, il est nécessaire de respecter un intervalle minimum d’un mois entre les deux vaccinations. Néanmoins, en cas de départ imminent, les 2 injections peuvent être rapprochées, voire simultanées.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccins : fièvre jaune

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Quelles sont les contre-indications au vaccin contre la fièvre jaune ?

La vaccination est contre-indiquée en cas d’ablation ou de dysfonctionnement du thymus et en cas de déficit immunitaire héréditaire ou acquis : personne ayant eu une transplantation d’organe, infection à VIH/sida, si le taux de lymphocytes CD4 est inférieur à 200/mm3, lors de chimiothérapie anticancéreuse et pendant les 6 mois qui suivent son arrêt, pendant un traitement immunosuppresseur et les 3 mois qui suivent l’arrêt, certaines maladies rares exposant à une baisse de l’immunité. La vaccination est possible chez les personnes âgées, mais elle n'est faite qu'après une évaluation de ses bénéfices et de ses risques selon l'état de santé du patient. Les personnes souffrant de drépanocytose non traitées ou traitées par hydroxycarbamide (HYDREA, SYKLOS) peuvent être vaccinées.

Lorsque la vaccination ne peut être faite, les voyages dans les zones où sévit la maladie sont formellement déconseillés. Néanmoins, en cas de contre-indication, le médecin ou le centre de vaccination agréé remet deux certificats au voyageur. Le premier explique la raison de la contre-indication en français, en anglais et, si possible, dans la langue du pays visité. Le deuxième est placé dans le carnet de vaccination international et indique qu'il existe une contre-indication au vaccin. Les autorités sanitaires du pays visité peuvent néanmoins imposer des mesures d'isolement ou de surveillance pendant cinq jours après l’arrivée.

Les donneurs de sang ne doivent pas donner leur sang durant les quatre semaines qui suivent la vaccination.


La fièvre typhoïde est provoquée par une bactérie de la famille des salmonelles, présente dans l'eau et les aliments contaminés par des matières fécales. Cette maladie se manifeste par une forte fièvre de survenue progressive, des maux de tête, des douleurs abdominales avec vomissements ou diarrhées, etc. La fièvre et des troubles digestifs peuvent persister pendant plusieurs semaines avec, parfois, des complications graves. La fièvre typhoïde se soigne avec des antibiotiques adaptés. Le risque est assez faible pour les voyageurs.

Quand vaccine-t-on les voyageurs contre la fièvre typhoïde ?

La vaccination contre la fièvre typhoïde est conseillée, pour les voyageurs effectuant un séjour prolongé ou dans de mauvaises conditions, dans un pays où l’hygiène est précaire et/où la maladie est présente (particulièrement dans le sous-continent indien et l'Asie du Sud-Est). Elle n'assure pas une protection totale (protection de 50 à 65 %) et NE dispense donc PAS des mesures destinées à se protéger des maladies transmises par l'eau (lavage des mains, consommation d'eau encapsulée ou traitée et des fruits et de légumes épluchés).

Elle ne protège pas contre les infections à Salmonelles paratyphi A ou B (paratyphoïdes) ni les autres salmonelles.

Comment réalise-t-on la vaccination contre la fièvre typhoïde ?

Le vaccin contre la fièvre typhoïde est composé de virus inactivés. Actuellement, 2 vaccins permettant de prévenir la fièvre typhoïde sont disponibles en France :

  • TYPHIM, indiqué chez l’adulte et l’enfant de plus de 2 ans. Une seule injection de ce vaccin, quinze jours avant le départ, suffit pour être protégé pendant trois ans.
  • TYAVAX, indiqué chez les adulte et des adolescents de 16 ans et plus, combinant un vaccin contre la typhoïde et un vaccin contre l’hépatite A.

Une seule injection de vaccin pour l’adulte comme pour l’enfant de plus de deux ans, quinze jours avant le départ, suffit pour être protégé pendant trois ans.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccins : hépatite A et typhoïde

Vaccins : typhoïde

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

L’hépatite A est une infection virale extrêmement répandue et fréquente chez les voyageurs. Elle se contracte le plus souvent par le biais de boissons ou d’aliments contaminés par des matières fécales. Cette maladie du foie n’est que rarement grave ou mortelle. Néanmoins, le virus peut déclencher une jaunisse durant parfois plusieurs semaines et être responsable d’une fatigue intense.

Quand vaccine-t-on les voyageurs contre l'hépatite A ?

Il est recommandé de vous vacciner contre l’hépatite A en cas de séjour dans un pays où l'hygiène est précaire et si vous n’êtes pas immunisé. C’est une maladie que les Européens ne rencontrent plus pendant l’enfance car les conditions d’hygiène se sont beaucoup améliorées. Si vous êtes né avant 1945 ou que vous avez vécu dans un pays en voie de développement, vous êtes peut-être immunisé : une simple prise de sang vous le dira. Sinon, une seule injection deux semaines avant le départ vous protégera pendant votre voyage. Un rappel, six à dix-huit mois plus tard, vous protégera pendant au moins dix ans (probablement beaucoup plus). En cas d'oubli, le rappel peut être administré jusqu'à 3 à 5 ans après la première injection, selon les vaccins. Les enfants peuvent être vaccinés dès l'âge de 1 an, avec le vaccin destiné aux enfants de 1 à 15 ans.

Il est particulièrement conseillé aux personnes souffrant de mucoviscidose ou d'une maladie chronique du foie (notamment hépatite B ou C) de se faire vacciner contre l'hépatite A qui, si elles ne sont pas protégées, peuvent avoir de graves conséquences.

Comment réalise-t-on la vaccination contre l’hépatite A ?

    Le vaccin contre l’hépatite A est composé de virus inactivés. Trois vaccins sont disponibles contre l’hépatite A seule (dont deux avec un dosage enfant) en France. Il existe également des vaccins qui combinent le vaccin contre l’hépatite A avec :
  • le vaccin contre l’hépatite B ;
  • le vaccin contre avec la fièvre typhoïde.

La vaccination contre l'hépatite A pour le voyageur n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie. Le vaccin est remboursé uniquement pour les patients atteints de mucoviscidose ou de maladie hépatique chronique active.

La vaccination doit être pratiquée avec une dose de vaccin administrée au moins 15 jours avant le départ. Un rappel est recommandé 6 à 12 mois après la première dose.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccins : hépatite A

Vaccins : hépatite A et hépatite B

Vaccins : hépatite A et typhoïde

Que faire en cas de pénurie de vaccin contre l’hépatite A ?

Depuis quelques années, certains vaccins, dont les vaccins contre l’hépatite A, font l’objet de tensions d’approvisionnement en France. Cette situation a amené les autorités de santé à faire, pour les périodes de pénurie, des recommandations spécifiques qui définissent les populations prioritaires à vacciner et les schémas de vaccination alternatifs.

En cas de tension d’approvisionnement en vaccin contre l’hépatite A, il est recommandé que toute nouvelle vaccination soit faite avec une seule dose et de reporter l’administration de la 2ème dose après le retour à un approvisionnement normal des vaccins. De plus, il déconseillé d’utiliser les vaccins pédiatriques pour les adultes ou les vaccins combinant hépatite B et hépatite A lorsque la vaccination contre l’hépatite A est la seule nécessaire (voir Pénurie des vaccins contre les hépatites A et B : les recommandations du HCSP, 03/2017).


La méningite à méningocoque est une infection bactérienne des membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière : les méninges. La maladie se traduit par de la fièvre, une raideur dans la nuque, des maux de tête et des vomissements. Elle constitue une urgence médicale. Plusieurs types de méningocoques sont responsables de cette maladie très contagieuse et parfois mortelle : les plus courants sont les sérogroupes A, B, C, Y ou encore W135.

Quelles sont les recommandations pour les voyageurs ?

La vaccination contre les infections à méningocoques est recommandée :

  • aux voyageurs se rendant dans une zone à risque (essentiellement Afrique subsaharienne : zones de savane et Sahel, d’ouest en est, du Sénégal à l’Éthiopie) pendant la saison sèche ou aux personnes se rendant dans un pays où sévit une épidémie dans des conditions de contacts étroits et prolongés avec la population locale (par exemple lorsque des enfants fréquentent une école locale) ;
  • aux personnes se rendant dans une zone où sévit la maladie pour y exercer une activité dans le secteur de la santé ou auprès des réfugiés, quelle que soit la saison. La vaccination doit être réalisée avec le vaccin tétravalent contre les sérogroupes A,C,Y,W.

De plus, les autorités saoudiennes exigent que les personnes se rendant en pèlerinage à La Mecque ou à Médine (Hadj ou Umrah) soient vaccinées avec le vaccin tétravalent A, C, Y et W135 ; un certificat de vaccination (avec étiquette indiquant le nom du vaccin et numéro de lot) sera demandé pour l'obtention des visas au moins 10 jours avant le départ.

Les vaccins tétravalents pour les voyageurs

Deux vaccins tétravalents composés de fragments (polyosides) de méningocoques de type A, C, W135 et Y sont actuellement disponibles en France.

  • NIMENRIX est indiqué chez les adultes, les enfants et les nourrissons à partir de 6 mois. La vaccination avec ce vaccin nécessite 2 doses espacées de 2 mois et un rappel à 12 mois pour les nourrissons de moins de 1 an et une dose unique pour les adultes et les enfants à partir de 1 an.
  • MENVEO est indiqué chez les adultes et les enfants à partir de 2 ans. Il est administré en une dose unique.

La durée administrative de validité de la vaccination avec ces 2 vaccins est de 5 ans.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccins : infections à méningocoques



La rage est une infection du système nerveux due à un virus transmis par les animaux contaminés (morsure, léchage d’une plaie, etc.), le plus souvent les chiens, mais tous les mammifères peuvent en être porteurs. L’infection déclenche une inflammation du cerveau toujours mortelle si elle n’est pas traitée à temps.

Quelles sont les recommandations pour les voyageurs ?

La vaccination contre la rage est recommandée aux voyageurs effectuant un séjour prolongé ou aventureux dans un pays à haut risque (Asie, Afrique y compris l'Afrique du Nord, Amérique du Sud). Elle est indispensable lorsque l’on s’apprête à faire un séjour en zone rurale, en particulier lorsque l’on sera à plus de deux jours de transport d’un centre médical important. Chez les enfants, souvent plus attirés par les animaux errants, la vaccination peut être pratiquée dès l’âge de la marche.

En cas d’exposition avérée ou suspectée à la rage, la vaccination ne dispense pas d’un traitement curatif (à l’aide de deux injections de rappel espacées de 3 jours) qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible avec des vaccins aux normes internationales. Ce traitement curatif dispense de l'utilisation d'immunoglobulines chez les personnes vaccinées.

Les vaccins contre la rage

Deux vaccins, composés de virus de la rage tués, sont disponibles en France.

La vaccination préventive comporte trois injections, séparées d'une semaine puis de deux ou trois semaines (J0, J7 et J21 ou J28). Elle peut être pratiquée dans un centre antirabique, dans un centre de vaccination internationale ou par un médecin de ville. Il n’y a pas de rappel systématique à prévoir. Le schéma accéléré de vaccination recommandé depuis 2018 par l'OMS (2 injections par voie intradermique ou intramusculaire à une semaine d'intervalle) n'est pas recommandé en France. D’autres vaccins peuvent être administrés en même temps, à condition que ce soit en des sites séparés et distants.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccins : rage



La rougeole est une maladie virale grave extrêmement contagieuse qui explose actuellement, partout dans le monde. La rougeole reste fréquente dans beaucoup de pays en développement, notamment dans certaines régions d’Afrique et d’Asie. L’OMS estime que près de 90 000 personnes, dont une majorité d’enfants de moins de 5 ans, sont mortes de la rougeole en 2016.

Quelles sont les recommandations pour les voyageurs ?

Compte tenu de la présence de la maladie dans de nombreux pays, la vaccination contre la rougeole est recommandée pour tous les voyageurs. Elle est désormais obligatoire en France pour les nourrissons nés après le 1er janvier 2018. Une première dose doit être administrée à 12 mois et une 2e dose entre 16 et 18 mois. Cependant, en cas de voyage, particulièrement en Afrique, en Inde, en Chine, dans le Sud-est asiatique et, compte tenu de l'épidémie actuelle en Europe, les nourrissons peuvent être vaccinés dès l'âge de 6 mois. En raison de l’arrêt de commercialisation du vaccin contre la rougeole seule (ROUVAX), la vaccination est pratiquée avec un vaccin ROR (en dehors des indications officielles de ce vaccin). Si un nourrisson est vacciné avec dose de vaccin ROR (rougeole - oreillons - rubéole) entre l’âge de 6 et 11 mois, il devra recevoir ultérieurement 2 doses de vaccin ROR entre l'âge de 12 et 18 mois, conformément au calendrier vaccinal.

Les adultes nés avant 1980, non vaccinés et n'ayant pas d'antécédent certain de rougeole et se rendant dans un pays où circule la maladie peuvent recevoir une dose de vaccin ROR pour se protéger.

Le vaccin contre la rougeole

En France, depuis l’arrêt de commercialisation du vaccin contre la rougeole seule (ROUVAX), le vaccin contre la rougeole est toujours associé aux vaccins contre les oreillons et contre la rubéole. Deux vaccins ROR, composés de virus vivants atténués, sont actuellement disponibles. Comme tout vaccin vivant, ce vaccin est contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées et chez la femme enceinte.

Il est nécessaire de respecter un intervalle minimum d’un mois entre la vaccination contre la rougeole et celle contre la fièvre jaune. Néanmoins, en cas de départ imminent, les 2 injections peuvent être rapprochées, voire simultanées.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Février 2020

Vaccins : rougeole, oreillons, rubéole

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

La tuberculose est présente dans toutes les régions du monde. D'après l'OMS, sept pays totalisent 64% des cas, avec l’Inde en tête, suivie de l’Indonésie, de la Chine, des Philippines, du Nigéria, du Pakistan et de l’Afrique du Sud. En 2016, on estime que 10,4 millions de personnes ont développé la tuberculose et 1,7 millions en sont mortes.

Quelles sont les recommandations pour les voyageurs ?

La tuberculose est une maladie que l’on peut soigner et guérir avec un traitement associant plusieurs antituberculeux. La vaccination par le BCG n'est plus obligatoire en France. Néanmoins, comme la maladie peut être grave chez l’enfant, la vaccination est recommandée pour les enfants à partir de l’âge de 1 mois, en cas de voyages fréquents ou supérieurs à un mois dans les pays à forte incidence tuberculeuse. Elle peut être réalisée jusqu'à l'âge de 15 ans.

    Les régions du monde à forte incidence tuberculeuse sont :
  • l'Afrique dans son ensemble ;
  • l'Asie dans son ensemble, y compris les pays du Proche et du Moyen-Orient (à l’exception du Japon, d’Israël, de Chypre, des Emirats arabes unis, de la Jordanie et d'Oman) ;
  • les pays d’Amérique centrale (et Caraïbes) et du Sud (à l’exception d'Antigua et Barbuda, des Bermudes, de Cuba, du Costa Rica, de Curaçao, des îles Vierges et Caïman, de la Jamaïque et de Puerto-Rico) ;
  • certains pays d’Europe centrale et de l’Est, la Russie, la Lettonie, la Lithuanie et la Roumanie (mais ni la Grèce, ni la Hongrie, ni la Solvaquie, ni la Solvénie, ni la République tchèque) ;
  • le Groenland.

La vaccination est recommandée dès la naissance, avant la sortie de la maternité, dans les départements de Guyane et de Mayotte.

La vaccination par le BCG

La vaccination par le BCG peut être réalisée jusqu’à l’âge de 15 ans. Cependant, en raison de la pénurie de vaccin, les enfants de moins de 5 ans sont prioritaires. Elle est contre-indiquée chez les personnes infectées par le VIH.


Sources et références de l'article "Les vaccins des voyageurs"