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Conseil santé au voyageur : Amérique Centrale, Caraïbes

Mis à jour : Jeudi 11 Juillet 2019

Continent : Amérique

Zones du continent : Amérique australe, Amérique centrale et Caraïbes, Amérique du Nord, Amérique du Sud (hors Bassin amazonien), Bassin amazonien.

Pays :

  • Bahamas
  • Belize
  • Costa Rica
  • Cuba
  • Grenade
  • Guatemala
  • Haïti
  • Honduras
  • Iles Caïman
  • Jamaïque
  • Mexique
  • Nicaragua
  • Panama
  • Petites Antilles (dont Antilles françaises)
  • Porto Rico
  • République Dominicaine
  • El Salvador
  • Trinité-et-Tobago

L’Amérique centrale et les Caraïbes regroupent un grand nombre de destinations touristiques populaires : Mexique, Cuba, Antilles françaises. Le principal risque infectieux reste d’origine alimentaire, notamment la diarrhée du voyageur.

Problèmes liés au climat et à la géographie

  • L’ensemble de la zone connaît un ensoleillement important et intense. Une protection solaire maximale doit être appliquée régulièrement.
  • Les déserts du nord du Mexique sont… des déserts : protégez-vous de la chaleur et de la déshydratation.
  • Mexico City est située à 2 250 m d’altitude, ce qui peut provoquer le mal aigu des montagnes. Sachez aussi que la pollution y est très importante.
  • Les mois de mai à novembre, en fonction des pays, sont marqués par des tempêtes tropicales (fortes pluies) et des ouragans (fortes pluies et vent violent) dont le nombre et l’intensité sont en hausse depuis quelques années. Ils sont annoncés par les autorités locales : respectez les consignes de sécurité.
  • L’activité sismique et volcanique de la région est intense. Avant votre départ, vous pouvez vous informer sur les mesures à prendre en cas de séisme ou d’éruption volcanique.
  • Au Costa Rica, les plages sont rarement surveillées alors que des courants très dangereux existent le long des côtes.

Problèmes liés aux transports

Transports routiers

La conduite de nuit est dangereuse par manque de signalisation et d’éclairage des véhicules dans plusieurs pays : Belize, Costa Rica, Cuba, Guatemala, Haïti, Mexique, Nicaragua, El Salvador. L’état des routes est très inégal d’un pays à l’autre. Dans les îles, le réseau routier est souvent mal entretenu, les routes sont étroites et tortueuses, notamment dans les parties montagneuses. Il peut être préférable de louer un 4x4. Un permis local temporaire est nécessaire dans certaines îles.
Dans certains pays, la conduite de jour peut être dangereuse du fait de la délinquance. La location d’un véhicule avec chauffeur est conseillée. Les transports en commun sont déconseillés dans de nombreux pays de la zone.

Transports maritimes

Les côtes caraïbes du Guatemala, du Honduras, d’Haïti, du Mexique et du Nicaragua sont déconseillées aux plaisanciers (risque d’agression, de piraterie et présence d’un important trafic de drogue maritime).

Transports aériens

Dans de nombreux pays de cette zone, les vols intérieurs peuvent être assurés par de vieux appareils qui appellent à la plus grande vigilance.

Maladies transmises par l’eau ou les aliments

Diarrhée du voyageur

La diarrhée du voyageur est le risque majeur de la zone. Les mesures d’hygiène alimentaire doivent être impérativement respectées partout. Il est conseillé de boire de l’eau en bouteille à capsule. Attention à la consommation de fruits de mer, de fruits et légumes crus non épluchés.

Hépatite A et fièvre typhoïde

Le risque d’hépatite A et de fièvre typhoïde existe partout. Pensez à vous faire vacciner quelles que soient les conditions de voyage (pour l’hépatite A) et en cas de séjour prolongé ou dans de mauvaises conditions (pour la typhoïde), en particulier au Costa Rica, à Cuba, à Grenade, au Guatemala, à Haïti, au Honduras, au Mexique, au Nicaragua, à Panama, en République Dominicaine, à El Salvador et à Trinité-et-Tobago.

Maladies parasitaires transmises par l’eau ou les aliments

Des maladies parasitaires sont signalées dans la zone : amibiase, giardiose, anguillulose, cysticercose (Guatemala), douve (Cuba), par exemple.

Leptospirose et bilharziose

Les personnes qui souhaitent pratiquer des sports aquatiques en eau douce (rafting par exemple) doivent le signaler à leur médecin pour une éventuelle vaccination contre la leptospirose. Des foyers de bilharziose sont également signalés en République dominicaine. Évitez de vous baigner en eau douce sauf avis favorable recueilli sur place.

Ciguatera

La ciguatera est présente dans toutes les régions de la mer des Caraïbes. Ne consommez du poisson qu’après contrôle par des autochtones, en particulier pendant la saison des cyclones.

Larva migrans

Des cas de larva migrans cutanée sont régulièrement signalés sur les plages. Évitez de marcher pieds nus et de vous allonger à même le sable.

Choléra

Le choléra est endémique à Haïti depuis 2010. Le climat et les conditions d’hygiène au Guatemala créent un risque épidémique, notamment pendant la saison des pluies (de mai à octobre). Des cas ont été signalés à Cuba, au Mexique et en République Dominicaine.

Brucellose

La brucellose est présente dans l’ensemble des pays d’Amérique centrale. Évitez les produits laitiers non pasteurisés.

Prévention du paludisme en Amérique centrale et Caraïbes

moustique

La chimioprophylaxie du paludisme n’est pas systématique. Elle est plutôt réservée à des séjours prolongés ou très exposés avec nuits passées en zone rurale.

La décision de prescrire, ou non, un traitement préventif du paludisme sera prise par votre médecin traitant en fonction de divers paramètres : la zone visitée et son altitude, la saison du voyage, la durée du séjour, l’hébergement (urbain ou rural), votre état de santé (votre risque de développer un paludisme grave, par exemple si vous êtes enceinte, si vous avez subi une ablation de la rate, si vous séropositif pour le VIH, si vous êtes âgé, par exemple), etc.

Les antipaludiques recommandés sont :

  • Nivaquine (chloroquine) dans les régions suivantes :
    • Guatemala : zones rurales au-dessous de 1500 m, avec un risque élevé dans les départements d’Alta Varapaz (Teleman, Panzos, La Tinta) et d’Ecuintla (Gomera, Masagua, Santa Lucia Cotzumalguapa, Tiquisate), risque modéré dans les départements de Suchitepequez, Retalhuleu et Izabal, faible dans les départements de Chiquimula, Zacapa, Baja Verapaz, San Marcos, Peten, Jutiapa, Jalapa, El Progreso, Santa Rosa, Guatemala, Chimaltenango, Huahuatenago et Quiche. Absence de risque à Guatemala City, Antigua et au lac Atitlan ;
    • Honduras : risque modéré dans les départements d’Atlantida, de El Paraiso et de Yoro, prophylaxie si exposition particulière au risque ;
    • Mexique : zones rurales dans les états de Chiapas et d'Oaxaca, risque faible dans les états de Jalisco, Quintana Roo, Sonora et Tabasco ainsi que dans les régions rurales des états de Nayarit, Sinaloa, Chihuahua et Durango. Absence de risque dans les principales régions de villégiature sur le littoral, y compris la ville d’Acapulco ou le long de la Riviera Maya, y compris les villes de Cancun, Cozumel, Playa del Carmen, ainsi que le long de la frontière avec les Etats-Unis.
    • Nicaragua : dans certaines municipalités d’Atlántico Norte, Boaca, Chinandega, Jinoteca, Léon et Matagalpa, prophylaxie si exposition particulière au risque ;
    • Panama : risque faible toute l’année dans les régions situées le long de la côte atlantique et de la frontière avec la Colombie et le Costa Rica (Bocas del Toro, Chiriqui, Colon, Kuna Yala, Ngöbe Buglé, Panama et Veraguas).
  • Malarone et ses génériques (Atovaquone + Proguanil), Doxy/Doxypalu/Granudoxy (Doxycycline) ou Lariam (Méfloquine) dans les régions suivantes :
    • Haïti : transmission toute l’année dans tout le pays ;
    • Honduras : dans les départements de Colon et Gracias a Dios, si exposition particulière au risque ou risque de forme grave de paludisme ;
    • Nicaragua : dans l’Autonoma del Atlantico Norte (municipalités de Rosita, Siuna, Bonanza, Puerto Cabezas et Waspan), si exposition particulière au risque ou risque de forme grave de paludisme ;
    • Panama : province de Darien et îles de San Blas si exposition particulière au risque ou risque de forme grave de paludisme ;
    • République Dominicaine : si soirées ou nuitées dans les provinces occidentales de Dajabon, Elias Pina et San Juan. En 2015, la transmission s’est accrue dans le District national et les provinces de Santo Domingo et Altagracia, notamment dans le district de Bavaro. Risque faible à négligeable ailleurs. Rares cas dans les villes de Saint-Domingue, Santiago et Punta Cana.
    Il n’est pas nécessaire de prendre de chimioprophylaxie :
  • dans les Antilles françaises et néerlandaises ;
  • à Antigua-et-Barbuda ;
  • aux Bahamas ;
  • à la Barbade ;
  • à Belize : quelques foyers limités dans le sud (Stan Creek) ;
  • au Costa Rica ;
  • à Cuba ;
  • à Grenade ;
  • à l’île de la Dominique ;
  • aux îles Caïmans ;
  • en Jamaïque ;
  • à Porto Rico ;
  • à El-Salvador ;
  • à Trinité-et-Tobago.

Maladies transmises par des insectes (hors paludisme)

Dengue, chikungunya et Zika

La dengue est répandue dans toute la région, en particulier pendant la saison des pluies. Une épidémie de chikungunya sévit dans les Antilles depuis décembre 2013. De nombreux pays de la zone sont également touchés par le virus Zika. La protection contre les moustiques s’impose partout.

Fièvre jaune

La fièvre jaune est présente dans certaines régions du Panama et à Trinité-et-Tobago. Discutez d’une éventuelle vaccination avec votre médecin traitant.

Leishmaniose

La leishmaniose est présente au Mexique et les filarioses au Costa Rica. Mais le risque reste faible pour le voyageur.

Maladie de Chagas

La maladie de Chagas (trypanosomiase américaine), transmise par des punaises, est présente au Honduras. Mais le risque reste faible pour le voyageur.

Maladies transmises par les tiques

Les tiques peuvent également transmettre des infections (rickettsioses). Des précautions s’imposent pour vos promenades dans les prairies ou en forêts.

Maladies transmises par d’autres animaux

Rage et histoplasmose

La rage sévit dans toute la région. Évitez tout contact avec les animaux errants. Envisagez la vaccination en cas de séjour prolongé en zone rurale ou de séjour aventureux.
Attention aux visites de grottes : les chauves-souris ont parfois été à l’origine de cas d’histoplasmose (infection des poumons causée par un champignon microscopique et qui peut parfois s’étendre à d’autres organes) ou de rage.

Autres maladies infectieuses

Rappel important : Pour voyager en bonne santé, mieux vaut être à jour de toutes ses vaccinations usuelles : diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP), coqueluche, rougeole, hépatite B et, si vous êtes à risque de complications, grippe saisonnière.
La vaccination contre la rougeole est devenue particulièrement importante ces dernières années avec la recrudescence de cette maladie à travers la planète.

Tuberculose

La tuberculose sévit dans de nombreux pays d’Amérique centrale et des Caraïbes, en particulier dans ceux où règne une grande pauvreté (Haïti, Honduras, El Salvador, par exemple) ou ceux qui accueillent de nombreux immigrants (les Petites Antilles, par exemple)

Lèpre

Des cas de lèpre ont été enregistrés dans le sud du Honduras.

IST

La zone est touchée par le VIH/Sida. Utilisez systématiquement des préservatifs lors de rapports sexuels. L’hépatite B est également répandue. Si vous n’êtes pas immunisé (vaccin ou contact avec le virus), pensez à vous faire vacciner.

Piqûres et morsures

  • Les serpents venimeux sont présents dans de nombreux pays (en particulier Costa Rica, Honduras, Mexique, Panama). Dans les îles, la situation est variable (par exemple, il y a une espèce venimeuse en Martinique mais pas en Guadeloupe).
  • Les araignées venimeuses (tarentules, veuves noires) sont présentes dans de nombreux pays d’Amérique centrale.
  • La mer des Caraïbes est riche en oursins et poissons de récif venimeux, ainsi qu’en méduses et coraux urticants. Les requins sont présents dans la région.
  • Panama et Cuba se distinguent par la présence de caïmans dans certaines régions.

Problèmes liés aux situations politiques et sociales

Avant de partir, n’oubliez pas de consulter les recommandations aux voyageurs du Ministère des Affaires étrangères. Ce site liste les risques propres à chaque pays, selon les régions et la situation politique et sociale du moment. Une carte détaillée indique les zones formellement déconseillées, celles déconseillées sauf raison impérative et celles où la vigilance doit être renforcée. Il contient aussi des informations essentielles sur les risques sanitaires locaux. Respectez leurs mises en garde.

Restez vigilant

  • Les plantes et arbres de la région peuvent être toxiques, comme les fruits de l’aki, en Haïti. Dans ce pays, comme dans les Petites Antilles, les mancenilliers sont responsables de brûlures de la peau chez les personnes qui les manipulent ou se protègent de la pluie sous leur ramure : leurs feuilles sécrètent des sucs acides. Dans certains pays, ils sont signalés par affichage ; ce n’est pas le cas en Haïti.
  • Mexico City se distingue par une pollution intense qui peut gêner les personnes souffrant de maladies respiratoires.
  • De nombreux accidents de sports nautiques ont lieu aux Bahamas. Evitez les plages non surveillées qui peuvent être dangereuses.
À garder à l’esprit
note
  • L’hygiène personnelle et alimentaire est particulièrement importante en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Il vaut mieux boire de l’eau en bouteille capsulée, ou à défaut, faire bouillir de l’eau du robinet plusieurs minutes.
  • Les mesures de protection contre les moustiques sont à respecter en permanence, ainsi que celles visant à éviter les coups de soleil.
  • Pour la plupart des maladies, le risque sanitaire augmente pendant la saison des pluies et des ouragans. Mieux vaut voyager en saison sèche (de janvier à mai).
  • Évitez les contacts avec les animaux.
  • Méfiez-vous des contacts avec l’eau douce (lacs, étangs, rivières, etc.) si vous pratiquez un sport aquatique (rafting par exemple).
  • Évitez de marcher pieds nus.
  • Attention aux actes de violence et de délinquance.

Les informations médicales sont en constante évolution. Ces informations ne prétendent pas se substituer à un avis médical. Suivez toujours les recommandations de votre médecin traitant ou de votre pharmacien.

Sources et références

Actualités

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