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Maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme)

Mis à jour : Jeudi 27 Octobre 2016

La maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) est une maladie infectieuse due à une bactérie transmise par la piqûre de tiques. Elle se traduit par un syndrome grippal accompagné parfois de rougeurs de la peau, puis par de la fatigue et des douleurs articulaires. Elle est soignée par un traitement antibiotique.

Récemment, les méthodes de diagnostic et de traitement de la maladie de Lyme ont fait l’objet de controverses au sein de la communauté médicale et des associations de patients. Pour y voir plus clair, le Ministère de la Santé a lancé, en septembre 2016, un Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques.

Qu'est-ce que la maladie de Lyme ?

tique

La maladie de Lyme (également appelée borréliose de Lyme) est due à une bactérie, Borrelia burgdorferi, qui est transmise par les piqûres de tiques du genre Ixodes. C’est donc une « zoonose », c’est-à-dire une maladie transmise par un animal. Elle n’est pas contagieuse d’une personne à l’autre. L’homme n’est pas la seule espèce touchée : les animaux domestiques, notamment les chiens, en sont parfois victimes.

La maladie de Lyme a été décrite pour la première fois en 1975, bien qu’elle ait été observée auparavant en Europe. Elle a été nommée ainsi suite à de nombreux cas d’inflammation articulaire constatés dans la ville de Lyme au Connecticut (États-Unis). Ce n’est qu’en 1982 que l’on a découvert que les tiques étaient les vecteurs de l’infection.

La controverse actuelle sur la maladie de Lyme en France
Actuellement, en France, la prise en charge médicale de la maladie de Lyme souffre d’une vive controverse. Des tensions existent entre infectiologues, ainsi qu’entre associations de patients et l’Assurance maladie, autour des critères de diagnostic et du traitement des formes chroniques de cette zoonose.
En effet, la prise en charge des formes chroniques de la maladie de Lyme souffre de l’imperfection des outils diagnostiques, des contraintes réglementaires de leur prescription, de la possibilité d’une infection par plusieurs bactéries transmises par les tiques, et de l’existence de recommandations concurrentes et divergentes quant à leur traitement.
Pour apaiser les esprits, le Ministère de la santé a publié en septembre 2016 un Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques.

Où et quand attrape-t-on la maladie de Lyme ?

La maladie de Lyme sévit les régions où on rencontre les tiques du genre Ixodes, c'est-à-dire surtout dans les régions humides et boisées, au dessous de 1 500 m d’altitude, hébergeant des cerfs, daims ou chevreuils en Amérique du Nord, en Europe, en Australie, en Chine et au Japon.

Le risque d'attraper la maladie de Lyme varie selon les saisons. En Europe, le risque est plus important pendant la période d'activité des tiques : de mai à octobre. Néanmoins, les récents hivers doux ont permis aux tiques de rester actives quasiment tout l’hiver.

La maladie de Lyme est-elle fréquente ?

Environ 50 000 cas de maladie de Lyme sont rapportés chaque année en Europe. En France, le nombre annuel de cas de maladie de Lyme déclarés se situe entre 26 et 27 000, avec de fortes disparités régionales (l’Est et le Centre étant les zones les plus touchées).

Parce que la notification d’un cas exige la présence de symptômes au niveau de la peau (une tache rouge qui s’étale), et que ces symptômes ne sont présents que dans 30 à 50 % des cas, il est couramment admis que le nombre réel de cas est deux à trois fois plus élevé.

La question d’une éventuelle sous-notification des cas de maladie de Lyme a été soulevée en 2014 par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) dans son rapport sur le sujet. En effet, la constance du nombre de cas en France depuis des années est en conflit avec les chiffres observés dans les pays voisins (Allemagne, Autriche, en particulier). Dans ces pays, le nombre de cas augmente, cette augmentation étant mise en relation avec les hivers doux, la prolifération des ongulés sauvages (chevreuils, cerfs, sangliers, etc.), l’accroissement de la surface des forêts et la disparition des prédateurs naturels des tiques, en particulier les amphibiens.

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