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Causes et prévention de la maladie de Lyme

Mis à jour : Jeudi 27 Octobre 2016

Qui est à risque pour la maladie de Lyme ?

Les personnes les plus à risque de souffrir de maladie de Lyme sont :

  • celles qui travaillent dans ou fréquentent les prairies ou les bois des régions où les tiques infectées sont abondantes (randonneurs, travailleurs forestiers, agriculteurs, chasseurs, etc.), en particulier celles qui ne se protègent pas par des vêtements ou des répulsifs cutanés ;
  • celles qui ne pensent pas à extraire rapidement et de façon appropriée les tiques qui sont attachées à leur peau après avoir passé du temps en zone à risque ;
  • celles qui possèdent un animal domestique (chat, chien, cheval) qui fréquente des zones où vivent les tiques infectées et peuvent les ramener au domicile de leur propriétaire.

Quelles sont les causes de la maladie de Lyme ?

En Europe, la maladie de Lyme est due essentiellement à la bactérie Borrelia burgdorferi, mais également à des Borrelia plus rares (B. afzelii, B. garinii, B. spielmanii, B. valaisiana, par exemple). Les borrélies à l’origine de la maladie de Lyme en Europe ont été regroupées sous le terme « B. burgdorferi sensu lato ».

Les borrélies sont contenues dans la salive de tiques infectées et sont transmises à l’homme par l’intermédiaire de la piqûre de tique infectée. Celle-ci est généralement sans douleur et la plupart des personnes ignorent qu'elles ont été piquées.

Les tiques du genre Ixodes vivent dans les bois et les prairies laissées en friche. Elles se contaminent lorsqu’elles se nourrissent du sang de petits rongeurs (souris, écureuils), d’oiseaux et d’autres mammifères (chevreuils, chevaux, chiens, par exemple) qui peuvent être porteurs de la bactérie. À l’exception du chien, la plupart de ces animaux ne développent pas de symptômes de maladie de Lyme.

Une personne qui a la maladie de Lyme n’est pas contagieuse directement pour une autre personne.

Le rôle des autres bactéries transmises par les tiques dans les symptômes attribués à la maladie de Lyme
Pour certains experts, comme pour le Haut conseil de la santé publique (HCSP), la borréliose de Lyme pourrait être parfois confondue avec une infection par une autre bactérie également transmise par les tiques (par exemple, Anaplasma, Bartonella, voire Babesia canis, le micro-organisme responsable de la piroplasmose du chien). Il pourrait également exister des infections par plusieurs bactéries, en particulier par Borrelia et Anaplasma, comme c’est le cas chez le chien où la présence des deux bactéries augmente fortement le risque de symptômes chroniques.
Les tests diagnostiques actuellement utilisés pour la maladie de Lyme ne recherchent pas ces autres bactéries, ce qui a amené certains patients, convaincus d’avoir une maladie transmise par les tiques malgré un diagnostic négatif, à avoir recours à des tests diagnostiques destinés aux chiens (qui recherchent des traces d’autres bactéries transmises par les tiques, par exemple Anaplasma phagocytophilum), sans que l’on sache si ces tests sont valides pour les humains.

Peut-on prévenir la maladie de Lyme ?

La prévention de la maladie de Lyme repose sur l’application rigoureuse des mesures de protection contre les piqûres de tiques et une surveillance attentive après une balade en forêt.

Lorsqu’on randonne ou travaille dans des endroits où l’on trouve des tiques, il est préférable :

  • de porter des vêtements qui recouvrent les bras, les jambes et le cou et d’utiliser un produit répulsif sur la peau ;
  • d’inspecter soigneusement sa peau à la recherche de tiques à la fin de la journée ou pendant les pauses. La transmission de bactéries par les piqûres de tiques nécessite au moins quatre à six heures de présence de la tique.
  • si une tique est attachée à la peau, de l’extraire en prenant soin de retirer la tête (l’utilisation d’un tire-tique, disponible en pharmacie, rend ce geste simple et sûr), puis de désinfecter la piqûre. Pour retirer la tique, il ne faut jamais utiliser de substances de type alcool, éther, vaseline ou essence en raison du risque de régurgitation de la tique qui augmente le risque de transmission de Borrelia. La zone de la piqûre doit être surveillée pendant au moins un mois pour dépister rapidement l'apparition d'une éventuelle rougeur. Un traitement antibiotique est inutile après une piqûre de tique, sauf situation particulière (par exemple, déficit immunitaire du fait d’une maladie ou d’un traitement).

Les animaux domestiques doivent être régulièrement traités contre les tiques à l’aide de produits adaptés, par mesure de prévention. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Un vaccin contre la maladie de Lyme existe en Amérique du Nord, mais il n’est pas efficace contre les souches de Borrelia présentes en Europe.

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