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Se protéger des maladies sexuellement transmissibles

Mis à jour : Lundi 21 Novembre 2011

Pour certains, les vacances sont l’occasion de rencontres amoureuses et de plaisirs sexuels. À l’étranger comme en France, certaines mesures de précaution, dont l’indispensable préservatif, doivent être respectées pour se protéger des infections sexuellement transmissibles (IST) qui, elles, ne connaissent pas de frontières !

Comment se protéger du VIH/sida ?

préservatif

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) provoque l’affaiblissement des défenses immunitaires de l’organisme en détruisant certains lymphocytes. Après plusieurs années et en l’absence de traitement, l’infection provoque le développement d’une déficience immunitaire sévère, appelée syndrome d’immunodéficience acquise (sida), qui augmente le risque d’infections graves par des germes habituellement peu dangereux, ainsi que l’apparition de certains cancers.

Le VIH se transmet par le sang (plaies, injections, transfusions), les sécrétions sexuelles (sperme, liquide séminal, sécrétions vaginales), par le lait maternel et à travers le placenta pendant la grossesse.

Le sida reste, à ce jour, une maladie grave malgré la mise au point de médicaments bloquant efficacement la prolifération du virus. On peut vivre avec le VIH, mais on ne peut pas encore en guérir et les traitements finissent par être lourds à supporter au quotidien.

Hormis l’abstinence, l’utilisation correcte du préservatif reste le seul moyen de prévention efficace contre le VIH et les IST en général (voir encadré).

Dans les pays en voie de développement, il est préférable de refuser toute transfusion sanguine et tout acte chirurgical, sauf en cas de nécessité absolue. Évitez si possible les soins par voie injectable. Ces mesures vous protégeront également d’autres maladies infectieuses, par exemple les hépatites. Si des injections sont impératives, prenez garde à ce que les aiguilles et les seringues soient à usage unique. Pour en être sûr, faites ouvrir les emballages sous vos yeux. Si vous suivez un traitement injectable (contre le diabète, par exemple), emportez votre matériel avec vous, avec les certificats médicaux en justifiant l’usage.

En voyage, évitez les tatouages, les perçages d’oreilles, les piercings, les barbiers, l’acupuncture et autres pratiques locales impliquant l’utilisation d’instruments coupants ou piquants. De même pour les soins dentaires : raison de plus pour faire une consultation de contrôle chez votre dentiste avant de partir.

Les préservatifs en voyage
Il est préférable d’acheter vos préservatifs masculins ou féminins avant de partir car vous n’êtes pas sûr d’en trouver facilement au cours de votre voyage. Choisissez-les certifiés CE, de préférence lubrifiés et avec réservoir. Si vous utilisez un lubrifiant, vérifiez qu’il est compatible avec vos préservatifs : n’utilisez jamais de corps gras qui fragilisent le latex. Ne superposez pas deux préservatifs pour plus de sécurité, cela augmente le risque de rupture ! Pour la fellation, il existe des préservatifs non lubrifiés et aromatisés. Pour le cunnilingus, découpez un préservatif masculin dans le sens de la longueur.

Comment se protéger de l’herpès génital ?

L’herpès génital est dû à un virus. Il se manifeste par l’apparition de petites vésicules localisées au niveau de l’appareil génital, de l’anus ou des fesses. Ces vésicules entraînent souvent des démangeaisons, des brûlures, voire des douleurs, mais elles peuvent également passer inaperçues. Une fois la crise passée, l’herpès génital reste à vie dans l’organisme et peut réapparaître à tout moment, en particulier en période de fatigue ou pendant les règles.

Le virus de l’herpès étant contagieux, l’utilisation de préservatifs est indispensable. Néanmoins, il est possible d’être contaminé par les vésicules situées à proximité des organes génitaux, là où le préservatif ne protège pas. Il est donc préférable de s’abstenir d’avoir tout rapport sexuel pendant une poussée d’herpès. Si vos poussées d’herpès sont fréquentes, votre médecin pourra vous prescrire un traitement préventif à emporter en voyage.

Comment se protéger des hépatites B et C ?

Les hépatites B et C se transmettent par les fluides corporels (sang, sperme, etc.). L’hépatite B se transmet lors de contacts sexuels (ce qui est beaucoup plus rare dans le cas de l’hépatite C). Ces hépatites peuvent devenir chroniques et entraîner à terme de sérieux dommages au niveau du foie. La prévention de la contamination passe par l’utilisation systématique du préservatif, comme pour le VIH (voir ci-dessus). Le vaccin contre l’hépatite B est recommandé à tous les enfants et aux adultes non vaccinés.

La gale
Cette maladie est causée par un petit parasite qui creuse des galeries sous la peau. Elle se manifeste par des démangeaisons de plus en plus fortes, surtout au moment du coucher, et des traînées rougeâtres, visibles en relief sur la peau. Le parasite se transmet par contact direct avec une personne infectée ou par du linge souillé.

Comment se protéger de la syphilis ?

La syphilis est due à une bactérie. Cette maladie contagieuse se manifeste tout d’abord par une ulcération, en général au niveau des organes génitaux ou de la gorge, qui n’est pas douloureuse et qui passe souvent inaperçue. Sans traitement antibiotique, de petites taches rose pâle ou rouges peuvent ensuite apparaître sur le corps. La maladie peut s’aggraver des années plus tard avec des atteintes des articulations, du cerveau, des yeux, etc.

Même s’ils restent indispensables, les préservatifs n’offrent pas une protection absolue contre la syphilis, dans la mesure où la contamination peut avoir lieu lors d’un baiser profond. Si votre voyage a été l’occasion de nombreuses rencontres amoureuses, et en particulier dans des pays où les mœurs sexuelles sont assez libres, pensez à faire un test de dépistage. C’est le seul moyen de savoir si vous êtes infecté. Il existe des centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) dans de nombreuses villes.

Comment se protéger de la blennorragie ?

La blennorragie (ou gonococcie) est transmise généralement lors d’un rapport sexuel non protégé, très rarement par contact avec du linge souillé. Chez l’homme, l’infection se manifeste par une inflammation de l’urètre qui se traduit par des brûlures intenses en urinant (d’où son surnom de « chaude-pisse ») accompagnées d'un écoulement purulent jaunâtre. Chez la femme, l’infection passe souvent inaperçue. La blennorragie peut également toucher l’anus ou la gorge, ainsi que les yeux (conjonctivite) via des doigts souillés.

La prévention de cette maladie repose sur l’utilisation systématique des préservatifs et le respect des règles d’hygiène (lavage des mains et sous-vêtements propres). Actuellement, la blennorragie, qui est présente dans le monde entier, est en voie de recrudescence dans les pays en voie de développement et ceux d’Europe de l’Est.

Se protéger des mycoses vaginales
Les mycoses vaginales sont dues à des champignons de la famille des levures. Elles se traduisent par des démangeaisons de la vulve et du vagin, ainsi que par des écoulements épais et blanchâtres. Pour éviter ce type d’infection, évitez les bains prolongés en piscine ou en jacuzzi, portez des vêtements amples en coton ou en matière naturelle ; évitez les savons trop détergents pour la toilette intime. De plus, utilisez des préservatifs lors de rapports sexuels avec un nouveau partenaire.

Comment se protéger des chlamydioses ?

Les chlamydioses sont des infections urogénitales dues à des bactéries du genre Chlamydia. Ce sont les infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes. Dans un cas sur deux, elles passent inaperçues. Lorsque des signes sont présents, ils sont peu inquiétants : écoulements discrets, brûlures en urinant, douleurs du bas-ventre ou pendant les rapports sexuels. Si la maladie n’est pas correctement soignée, des complications peuvent survenir et, en particulier, des problèmes de fertilité.

La lymphogranulomatose vénérienne, ou maladie de Durand-Nicolas-Favre, est une forme particulière de chlamydiose, plus fréquente chez les voyageurs séjournant en région tropicale. Elle est présente en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie du Sud-Est, mais aussi dans les grands ports internationaux (à Rotterdam notamment). Des cas de plus en plus nombreux sont signalés en France. L’utilisation systématique du préservatif pendant les rapports sexuels est le seul moyen de prévenir les chlamydioses.

Comment se protéger des condylomes ?

Les condylomes sont de petites excroissances dues à des Papillomavirus humains (HPV) et qui ressemblent à des verrues sur les organes génitaux et l’anus. Ils se manifestent parfois plusieurs années après la contamination et ne sont pas toujours visibles à l’œil nu. Ces virus peuvent favoriser l’apparition de cancers (cancer de l’utérus, du rectum, etc.). Après traitement (azote liquide, laser, électrocoagulation), une surveillance prolongée est nécessaire pour prévenir toute récidive.

La contamination se fait par voie sexuelle, l’utilisation du préservatif est donc indispensable. Néanmoins, il n’offre pas une protection absolue. Le condylome se transmet de peau à peau et les lésions peuvent se situer à des endroits non protégés par le préservatif. La contamination peut également se faire par des doigts souillés.

Comment se protéger du chancre mou ?

Le chancre mou est une infection bactérienne due au bacille de Ducrey (Hæmophilus ducrey). Il se manifeste par de petites ulcérations, souvent douloureuses, au niveau des organes génitaux. Si le chancre n’est pas traité, il existe un risque de surinfection.

Le port du préservatif est le seul moyen de prévention, mais il n’offre pas une protection absolue. Les lésions peuvent en effet se situer en dehors de la zone protégée par le préservatif.

La contraception féminine en voyage
En voyage, les oublis de pilule sont fréquents et il est préférable de tenir compte du décalage horaire : si les pilules progestatives classiques tolèrent un retard de prise de douze heures, les pilules microdosées ne permettent qu’un retard de deux heures. Au-delà, elles perdent leur efficacité. En cas de décalage horaire important, le mieux est de faire comme les hôtesses de l’air : porter deux montres, l’une à l’heure locale, l’autre à l’heure française pour savoir quand prendre sa pilule ! N’oubliez pas de prévoir suffisamment de pilules pour tout votre séjour.
Les implants intradermiques (contraceptifs placés sous la peau et dont l’effet dure environ trois ans) peuvent être indiqués pour les séjours longs et aventureux. Les stérilets sont également pratiques, tout comme les diaphragmes ; mais ces derniers doivent être utilisés avec un gel spermicide qui craint parfois la chaleur. La contraception est un sujet à aborder avec votre médecin de manière détaillée et plusieurs semaines avant le départ. Attention, seuls les préservatifs protègent des IST.

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